•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

500 occupants illégaux évincés des terres publiques cette année

Un campement illégal en forêt.

Le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles a constaté que ce campement illégal avait été démantelé cette semaine par le propriétaire.

Photo : ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Gilles Munger
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Année après année, le phénomène se reproduit : le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles dépense 1,5 million de dollars pour évincer les occupants illégaux des terres publiques. Il prévoit 56 évictions au Saguenay-Lac-Saint-Jean cette année, et 500 dans la province.

Selon le ministère, il y aurait 2 400 occupants illégaux au total au Québec et environ 500 au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Lorsque le ministère reçoit un signalement, il affiche un avis sur le campement illégal qui donne sept mois au propriétaire pour vider les lieux.

La porte-parole Catherine Thibeault explique qu'après sept mois, si le terrain n'est pas nettoyé, le ministère en prend possession. Il peut le faire en donnant un contrat à une entreprise pour la récupération des matériaux. Il peut le faire aussi par brûlage, ce qui est un dernier recours qu'on va utiliser par exemple l'hiver dans des sites qui ne sont pas accessibles, précise-t-elle.

Dans la majorité des cas, ce sont les citoyens eux-mêmes qui vont récupérer leur équipement avant d'en perdre possession. Catherine Thibeault parle d'équité à l'égard des détenteurs de baux de villégiature.

Un montage de quatre exemples de campements illégaux.

Les occupants illégaux construisent toute sorte de campements. Certains sont parfois très luxueux.

Photo : ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Les locataires des terres publiques apprécient

Au Regroupement des locataires des terres publiques du Québec, le trésorier Jacques Laliberté parle d'équité à l'égard des 10 000 villégiateurs de la région qui paient entre 500 $ et 1 200 $ par année pour leur bail.

Pourquoi nous on se trouve à payer les taxes, des loyers et ainsi de suite? Eux autres, ils ne paient rien.

Une citation de : Jacques Laliberté, trésorier provincial du Regroupement des locataires des terres publiques du Québec.

Il ajoute que les propriétaires de chalets et de camps de chasse doivent aussi respecter les règles environnementales, ce qui n'est souvent pas fait par les occupants illégaux. Du même souffle, il croit que les coûts très élevés des baux de villégiature ont pour effet d'inciter les citoyens à s'installer illégalement.

Un petit chalet construit illégalement sur des terres publiques.

Un autre exemple de campement illégal en forêt.

Photo : ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Campements temporaires autorisés

Le ministère de l'Énergie et des ressources naturelles rappelle aussi que les terres publiques sont disponibles pour les campements temporaires, gratuitement lorsqu'il s'agit de territoire libre. Les campeurs doivent toutefois utiliser des équipements mobiles et respecter la période maximale autorisée. Ils peuvent obtenir des informations auprès de leur municipalité régionale de comté.

Un vieux bain, des gardes de galeries et la structure d'un vieux divan reposent parmi tout une variété de déchets jetés en bordure d'une vieille route.

Des individus utilisent ce site depuis de nombreuses années pour jeter des vieux matériaux dans la Réserve faunique de l'Ashuapmushuan.

Photo : Radio-Canada

Dépotoirs clandestins

Le gouvernement déplore aussi un autre phénomène toujours aussi présent en forêt : les dépotoirs clandestins.

Il arrive qu'on fasse nettoyer des sites et que, dès le lendemain, il y ait de nouveaux dépôts de matériel, de matières résiduelles.

Une citation de : Catherine Thibeault, porte-parole du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Il y en aura encore une trentaine à nettoyer cette année au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui entraîne des coûts pour le gouvernement et pour les MRC.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !