•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vaccination obligatoire : des députés du N.-B. ne savent plus comment trancher

Un enfant est sur le point de recevoir un vaccin.

Le refus de faire vacciner ses enfants est l'une des pires menaces actuelles estime l'Organisation mondiale de la santé.

Photo : iStock

Radio-Canada

Après trois jours de consultations publiques à Fredericton, plusieurs députés avouent avoir été ébranlés par des témoignages de parents qui s'opposent à la vaccination.

À la suite de cette dernière journée de consultation publique concernant le projet de loi 39, les députés ne sont pas plus près d'une décision définitive dans ce dossier. Il est encore difficile de prévoir, à ce stade-ci, s'il obtiendra ou non l'appui de la majorité.

Cette semaine, de nombreux parents du Nouveau-Brunswick ont pris la parole afin d'exprimer leurs inquiétudes aux députés, dont plusieurs avouent avoir été très émus par ces témoignages.

Bruce Northrup, ancien ministre des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick

Bruce Northrup, député conservateur et ancien ministre des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick

Photo : CBC

J'hésite à dire à mes voisins, mes amis, ce qu'ils doivent faire avec leurs enfants en ce qui a trait à la vaccination.

Bruce Northrup, député conservateur de Sussex

Peu importe le parti, plusieurs députés se sont aussi dits indécis à la suite des consultations. Rick Desaulniers, député de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, ne sait pas de quel côté pencher après avoir entendu des témoignages qu'il qualifie de troublants.

La présidente du comité parlementaire responsable de ces consultations publiques, Andrea Anderson-Mason, a résumé ces trois derniers jours comme étant des moments difficiles pour plusieurs, où se sont mélangées émotions et inquiétudes.

Ç'a été un peu de tout, ç'a été des émotions, ç'a été de la science. J'ai beaucoup apprécié le temps que les gens ont offert, confie Mme Anderson-Mason.

Des enfants de dos.

Des enfants étaient présents lors des consultations publiques sur le projet de loi 39.

Photo : Radio-Canada

Certains députés avouent que ce n'est pas toujours clair et facile de déterminer ce qui est scientifique de ce qui ne l'est pas. Cathy Rogers, députée libérale pour Moncton-Sud, croit que les deux positions, pour et contre la vaccination, sont appuyées par des faits scientifiques et qu'il est parfois difficile de démystifier le tout.

Pour d'autres cependant, la science doit avoir le dernier mot. C'est le cas notamment de Megan Mitton, députée verte de la région de Memramcook, qui insiste sur les faits apportés par la science pour le bien de la population dans son ensemble.

Il y a un consensus dans la communauté scientifique qui dit que les vaccins sont efficaces, sont sécuritaires.

Megan Mitton, députée de Memramcook-Tantramar
Megan Mitton devant un drapeau du Nouveau-Brunswick.

Megan Mitton, députée du Parti vert.

Photo : Radio-Canada

C'est tellement triste de voir des situations où on a des enfants malades, c'est vrai qu'on n'a pas vu les liens entre les vaccins et plusieurs de ces histoires. Il faut quand même regarder les faits scientifiques.

Même si, durant ces audiences, les intervenants ont fait référence aux recherches scientifiques à plusieurs reprises, le comité n'a jugé bon d'inviter qu'un seul expert en la matière, soit un immunologiste, pour répondre aux questions des députés.

Des députés divisés

Bruce Northrup s'est dit grandement ébranlé par les témoignages qu'il a entendus jeudi et se dit plus que jamais indécis. La vaccination obligatoire est pour lui une des questions les plus importantes qu'il aura eues a débattre durant sa carrière, dit-il.

J'ai été député pendant 13 ans et je dois dire que c'est la question la plus difficile que j'aie eue à débattre.

Bruce Northrup, député conservateur de Sussex-Fundy-St. Martins
Une fille reçoit un vaccin pour la grippe dans une narine.

Le projet de loi 39 est largement contesté par des protestataires anti-vaccins.

Photo : Radio-Canada

Un représentant de l'Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick, Brett Jackson, a réfuté jeudi les propos émis des parents antivaccins qui ont comparu devant le comité, en disant qu'il n'y a aucune preuve scientifique pour appuyer leur témoignage.

Les pharmaciens se disent pour la loi 39 et demandent au gouvernement de l'adopter. Ce projet de loi rendrait la vaccination des enfants d'âge scolaire obligatoire sauf pour des raisons médicales. Les enfants non vaccinés - à l'exception de ceux bénéficiant de cette exemption - ne pourraient plus être inscrits à l'école publique.

Avec les renseignements de Michel Corriveau et de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Vaccination