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Accueil des demandeurs d’asile : Ottawa versera 250 M$ à Québec

Des demandeurs d'asile au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle.

Des demandeurs d'asile au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle

Photo : Reuters / Christinne Muschi

La Presse canadienne

Le Québec recevra 250 millions de dollars du gouvernement fédéral pour le défrayer des coûts liés à l'afflux des réfugiés qui sont entrés sur son territoire de façon irrégulière dans les deux dernières années.

Le ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion du Québec, Simon Jolin-Barrette, s'est réjoui de la conclusion de cette entente, qui représente le « remboursement complet » des dépenses de la province pour la vague de demandeurs d'asile accueillis en 2017 et 2018.

Le Québec avait accueilli plus de 90 % de ceux qui avaient franchi la frontière canado-américaine de façon irrégulière sur le chemin Roxham, à Saint-Bernard-de-Lacolle, notamment, pendant cette période.

Peu après son arrivée au pouvoir, le premier ministre du Québec, François Legault, avait réclamé 300 millions de dollars à son homologue fédéral Justin Trudeau.

Une source gouvernementale a confié à La Presse canadienne que cette demande du Québec reposait sur des projections des coûts encourus en 2017 et 2018 qui équivalaient à 294 millions de dollars.

Le gouvernement Trudeau a d'abord proposé 136 millions de dollars pour deux ans, puis a augmenté son offre jusqu'à atteindre 250 millions. Après révision de ces calculs, il s'agirait du coût réel des dépenses de Québec pour les réfugiés.

Ottawa s'est aussi engagé à compenser le coût réel des réfugiés accueillis en 2019, lorsque le nombre de demandeurs d'asile sera connu pour cette année.

Dans un communiqué de presse, le fédéral n'a pas manqué de vanter les « efforts extraordinaires déployés par le gouvernement du Québec », qui s'est assuré que les réfugiés aient droit à un logement et à des services de base « peu après avoir fait l'objet d'un contrôle rigoureux à la frontière ».

« L'augmentation au cours des deux dernières années du nombre de migrants irréguliers qui entrent au Canada par le Québec a imposé au gouvernement du Québec des pressions particulières et sans précédent. Nous apprécions sa collaboration pour la gestion de cet enjeu », a fait valoir le ministre Bill Morneau, qui a géré le dossier pendant la convalescence de son collègue Dominic LeBlanc, atteint du cancer.

Le ministre Jolin-Barrette fait état d'une « avancée majeure » qui « confirme le rôle du Québec en matière d'immigration ». Sa collègue responsable des Relations canadiennes, Sonia LeBel, estime que la conclusion de cette entente est une « preuve » que la communication entre les deux ordres gouvernementaux est essentielle.

Québec et Ottawa poursuivent leurs négociations pour mettre en place un mécanisme de répartition afin de permettre que les demandeurs d'asile soient dirigés vers leur province de destination à leur arrivée à la frontière canadienne.

En 2017, plus de 18 800 demandeurs d'asile avaient été interceptés en traversant de façon irrégulière. Le nombre a légèrement diminué en 2018, avec quelque 18 500 interceptions. Cette année, le nombre se situe autour de 8300 interceptions.

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