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Malgré le cancer, Claude Dubois compte chanter jusqu’à la fin

L'homme se tient debout devant un micro.

Le chanteur Claude Dubois en spectacle au Festival d'été de Québec 2019

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Ce n’est pas un cancer de la moelle osseuse qui va arrêter un des plus grands chansonniers du Québec. Même s’il doit respecter ses limites, Claude Dubois, du haut de ses 72 ans et de ses 60 ans de carrière, n’entend pas cesser de sillonner la province de sitôt.

Le diagnostic est tombé il y a trois ans. La maladie a été repoussée à l'aide de traitements de chimiothérapie par intraveineuse. L’artiste n’est pas en rémission, mais son état est stable.

Le chemin que le cancer a parcouru, c’est fait. Ça ne peut pas revenir. Ce qu'il reste de bon, ça, c’est sauvé, ça ne bouge plus, a expliqué Claude Dubois en entrevue avec Catherine Richer, chroniqueuse culturelle de l’émission Le 15-18.

Mon médecin me trouve bien chanceux qu’on s’en soit sortis, a-t-il ajouté.

Et comme la santé va mieux, l’auteur-compositeur-interprète continue de rouler sa bosse aux quatre coins du Québec. Après avoir fait vibrer le Festival d’été de Québec, Claude Dubois sera en spectacle, jeudi, en ouverture du Festival des montgolfières de Gatineau, pour ensuite passer par la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent, l’Abitibi… Des spectacles de Dubois en liberté sont prévus jusqu’en octobre 2020.

« Soyons honnêtes : pour moi, le fait de donner des spectacles, ça me donne envie de bouger, ça me crée un bonheur. »

— Une citation de  Claude Dubois

Que ce soit pour le côté festif des spectacles en plein air ou l’aspect intime et émotionnel des concerts en salle, Claude Dubois ne cesse de se nourrir de la communion avec le public.

Une communion limitée, cela dit, car il ne peut pas tout accepter ce qu’on lui offre. Ça serait trop, admet-il. Déjà, on le voit très peu à la télévision. La maladie l’empêche aussi d’entrer en contact direct avec ses admirateurs et admiratrices; serrer les mains, c’est chose du passé. Pour ce qui est des anticorps, je suis fragile. Il y a des exigences, explique-t-il. On marche sur des œufs, on fait attention. Mais moi je trouve que ça vaut la peine.

Sur scène, une danseuse et le chanteur Claude Dubois, micro à la main, en novembre 1982

Claude Dubois sur scène, en novembre 1982

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Karsenty

Pour l’instant, Claude Dubois se donne la liberté de chanter les chansons qu’il veut, de naviguer entre les incontournables de son répertoire. Il laisse aussi la porte ouverte à l’écriture de nouvelles pièces, un exercice qu’il poursuit « à petits pas ».

Par contre, dans le spectacle, [j’y vais] à fond la caisse. Tout s’y joue. Il y a le respect des gens qui sont là dans la salle. Il y en a pour qui l’achat du billet, la gardienne, le petit resto, ça finit par être un investissement. Et ça moi, ça me provoque, parce que je suis conscient de ce que les êtres vivent. J’aime ces gens-là.

« Je comprends qu’Aznavour en ait fait jusqu’au bout. Il y a quelque chose là-dedans qui nous donne de la vie. »

— Une citation de  Claude Dubois

Et est-ce que lui, comme Aznavour, Charles Trenet et Maurice Chevalier, va chanter jusqu’au bout?

Je ne sais pas… suis-je au bout?, répond-il en s'esclaffant, avec une sincérité désarmante.

Je ne sais pas si, un jour, je vais attraper le virus d’Aznavour, et que je vais commencer à vous faire un éternel show d’adieu, poursuit-il à la blague.

Une chose est sûre, Claude Dubois se dit « gâté » d’avoir un public fidèle qui remplit encore aujourd’hui ses salles. Et il le gâte en retour.

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