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Les cellulaires bannis en classe à partir de novembre en Ontario

Un gros plan sur les mains d'une jeune fille qui tient un téléphone intelligent. Ses mains sont posées sur son pupitre d'école, par-dessus un cahier ligné.

L'interdiction s'appliquera à toutes les écoles de l'Ontario.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les élèves ontariens ne pourront plus apporter leur téléphone cellulaire ou d'autres appareils mobiles personnels en classe à partir du 4 novembre.

Certaines écoles interdisaient déjà les cellulaires durant les cours, mais il s'agit maintenant d'une directive du ministre de l'Éducation s'appliquant à tous les conseils scolaires.

Les élèves ayant besoin d'un téléphone pour des « raisons de santé ou médicales » pourront le garder, précise le Ministère dans un communiqué.

Des exceptions seront aussi possibles pour « appuyer les élèves ayant des besoins particuliers ou à des fins éducatives selon les directives du personnel enseignant ». Par ailleurs, les élèves pourront utiliser leur appareil mobile à la récréation et durant le lunch.

Les conservateurs avaient promis en campagne électorale de bannir les cellulaires en classe. Le gouvernement Ford avait confirmé son intention au printemps dernier.

Lorsqu'ils sont en classe, les élèves doivent se concentrer sur leurs études et non sur les médias sociaux.

Stephen Lecce, ministre de l'Éducation

Nous limitons l'utilisation des cellulaires et des autres appareils mobiles personnels dans les classes, tout en veillant à ce que la technologie soit accessible pour aider les élèves à réussir dans l'économie numérique et le marché du travail moderne, ajoute le ministre.

Des élèves s'y opposent

La directive entre en vigueur seulement le 4 novembre, plutôt qu'à la rentrée, pour donner le temps aux conseils scolaires de mettre en place cette « nouvelle approche », explique le ministre Lecce. Chaque conseil décidera des sanctions imposées aux élèves contrevenants.

Selon le ministère de l'Éducation, 97 % des parents, élèves et enseignants sondés dans des consultations l'automne dernier étaient en faveur de « restrictions » quant aux cellulaires à l'école.

La députée néo-démocrate Marit Stiles rétorque que les enseignants « décidaient déjà quand les cellulaires devaient être interdits en classe et quand ils pouvaient être utilisés à des fins éducatives ».

Je ne comprends pas pourquoi Doug Ford pense qu'il est un meilleur enseignant que les vrais enseignants, lance-t-elle.

Même son de cloche de la part de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), qui s'oppose à une interdiction provinciale, affirmant que la question devrait être laissée à la discrétion de chaque enseignant.

Je trouve important d'avoir accès aux téléphones cellulaires en salle de classe dans un cadre pédagogique, pour permettre d'accéder à [des logiciels comme Google Drive] ou d'outils qui sont utilisés tous les jours : ma calculatrice, mon agenda, un dictionnaire et plus encore.

Karelle Sikapi, présidente de la FESFO

À Toronto, le Conseil scolaire public anglais (TDSB), par exemple, avait interdit dans le passé l'utilisation du cellulaire durant les cours dans toutes ses écoles, avant de laisser à tous les enseignants la possibilité de choisir ce qu'ils ou elles veulent faire dans leur classe.

Toronto

Politique provinciale