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Les contraceptifs oraux pourraient augmenter les risques de dépression

Des pilules contraceptives dans leur emballage déposé sur un agenda.

Les adolescentes qui prennent la pilule seraient plus susceptibles de devenir dépressives plus tard que les femmes n'ayant commencé à utiliser la pilule qu'à l'âge adulte.

Photo : iStock

Radio-Canada

Prendre des contraceptifs oraux à l'adolescence pourrait augmenter les risques de dépression à l'âge adulte, même si la prise de la pilule a cessé il y a de nombreuses années, selon une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Dans une enquête menée auprès de plus de 1200 femmes, les chercheurs ont découvert que les femmes qui avaient utilisé la pilule anticonceptionnelle dans leur adolescence couraient jusqu'à trois fois plus de risques de souffrir de dépression clinique que les femmes qui ne l’avaient jamais utilisée.

La chercheuse postdoctorale au département de psychologie de l'Université de la Colombie-Britannique et auteure principale de l'étude, Christine Anderl, croit que ces résultats démontrent à quel point il reste beaucoup de choses à apprendre sur les effets à long terme de la contraception hormonale.

Il est très important que les femmes aient un accès sûr et efficace à la planification des naissances, qui est un droit universel, dit-elle. Le seul problème, c'est qu'on ne connaît toujours pas les effets secondaires potentiels. 

Elle note que les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de souffrir de dépression à un moment de leur vie.

Plus de recherches nécessaires

Une adolescente dans son lit.

Les chercheurs recrutent actuellement des filles âgées de 13 à 15 ans pour une étude qui permettrait de mesurer leurs niveaux d'hormones et d'évaluer leur bien-être émotionnel sur une période de trois ans.

Photo : iStock

Selon l'étude publiée mercredi dans le Journal of Child Psychology and Psychiatry, la corrélation entre l'utilisation de la pilule anticonceptionnelle et la dépression était constante même après que les chercheurs eurent contrôlé d'autres facteurs tels que l'âge que les femmes avaient à leur premier rapport sexuel et à leurs premières menstruations ainsi que le statut socioéconomique, les antécédents de tabagisme et les grossesses antérieures.

Cependant, les données qu'ils ont utilisées ne montraient pas s'il y avait un risque accru pour les femmes qui utilisaient des contraceptifs oraux depuis plus longtemps.

Selon Mme Anderl, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si l'utilisation de la pilule anticonceptionnelle à l'adolescence provoque réellement la dépression.

Son équipe recherche actuellement des filles âgées de 13 à 15 ans pour une étude qui permettrait de mesurer leurs niveaux d'hormones et d'évaluer leur bien-être émotionnel sur une période de trois ans.

La relation semble être présente, dit Mme Anderl. Elle espère cependant que la poursuite des recherches mènera à une corrélation réelle. Christine Anderl estime que l'établissement d'un lien direct pourrait changer la façon dont les médecins parlent de la planification des naissances avec leurs patientes, en particulier si elles ont des antécédents familiaux de dépression.

Avec les informations d'Eva Uguen-Csenge, CBC News

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