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Immigration francophone : la cible de 33 % reportée de quatre ans au Nouveau-Brunswick

Un panneau signalétique montrant les douanes pour les passagers en immigration dans un aéroport.

Le Nouveau-Brunswick veut accueillir jusqu'à 7500 immigrants tous les ans, avec l'objectif de recevoir 33 % d'immigrants francophones d'ici 2024.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre du Travail du Nouveau-Brunswick veut que 33 % des immigrants soient des francophones d'ici 2024. Mais le gouvernement précédent s'était déjà donné cette cible pour 2020. Un pas en arrière pour les francophones?

Selon les statistiques, il y aura plus de 100 000 emplois à pourvoir au Nouveau-Brunswick d'ici 10 ans. Des chiffres qui inquiètent le gouvernement et qui le poussent à agir. Il a annoncé mardi vouloir miser sur l'immigration pour combler ce manque. Il s'agit d'un pas vers l'avant pour la croissance démographique et économique, estime l'économiste Richard Saillant.

L'économiste en entrevue à l'extérieur.

L'économiste Richard Saillant.

Photo : Radio-Canada

C'est important qu'on parle d'immigration comme étant la plateforme centrale, la planche de salut pour la croissance de la population et la santé de notre économie, indique M. Saillant.

Un pas en avant pour la croissance, un pas en arrière pour les francophones?

Mais si les cibles sont bonnes, certains restent inquiets quant à l'immigration francophone au Nouveau-Brunswick. C'est le cas notamment de l'Association des municipalités francophones du Nouveau-Brunswick (AMFNB), pour qui le déclin relatif du français est inquiétant.

L'AMFNB n'est pas heureuse d'apprendre que la cible de 33 % d'immigrants francophones vient d'être reportée à 2024, soit quatre ans après la promesse initiale du gouvernement, rappelle Luc Desjardins, président de l'association.

« Chaque année qu'on n'atteint pas l'objectif, comme communauté, on recule. »

— Une citation de  Luc Desjardins, président de l'AMFNB

L'an dernier, c'est seulement un immigrant sur cinq qui parlait le français, au Nouveau-Brunswick, au moment de recevoir sa résidence permanente.

L'AFMNB avait alors demandé l'instauration d'une forme de dualité en matière d'immigration, mais elle ne figure pas dans la nouvelle stratégie en matière d'immigration du gouvernement progressiste-conservateur de Blaine Higgs.

Luc Desjardins répond aux questions du journaliste, dans ses bureaux à Petit-Rocher.

Le président de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

C'est notre survie qui est en cause. Si on subit un exode de la population, puis les immigrants qui arrivent ici sont à 80, 90 % anglophones, c'est sûr qu'il va y avoir un déséquilibre linguistique très important dans la province , a indiqué Luc Desjardins.

Le ministre du Travail, Trevor Holder, n'était pas disponible pour une entrevue mercredi.

Avec les renseignements de Jean-Philippe Hughes

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