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Cinédanse 2019 : des chorégraphies sur écran, sur scène et dans les rues d’Ottawa

Une femme portant une robe à volants et des escarpins noirs marche dans le désert.

Le film « Desert Widow » de la chorégraphe américaine Jil Guyon sera présenté en clôture de Cinédanse Ottawa 2019

Photo : Avec la gracieuseté de Cinédanse

Christelle D'Amours

La chorégraphe et interprète franco-algériennne Nacera Belaza sera la tête d’affiche de Cinédanse Ottawa 2019. L’événement, qui se déroulera dans la capitale nationale du 17 au 22 septembre, se déploiera entre prestations et projections qui mettront aussi en vedette des artistes de la région.

Cinédanse, c’est un projet où la danse se déploie avec, à travers et par les écrans, a détaillé le directeur Sylvain Bleau pour décrire l’événement qui se déroulera du 17 au 22 septembre dans le complexe de la Cour des arts d’Ottawa.

Le rendez-vous est inspiré par le film Guérir les blessures, co-réalisé par la jeune Darian Smith, originaire de la communauté autochtone de Kitigan Zibi en Outaouais, qui sera à Ottawa pendant l’événement. Le court-métrage explore le thème des blessures et de la regénération par la danse.

Dans tout le festival, il y a des éminences, des réminiscences de blessures, parce que chaque être doit se réinventer après chaque épreuve qu’il vit. Et crier parfois, expurger.

Sylvain Bleau, directeur de Cinédanse Ottawa 2019

Pendant l’événement, le public pourra voir des chorégraphies se déployer sur scène, en plus d’assister à des projections sur grand écran.

Nacera Belaza, deux fois plutôt qu’une

S’inscrivant dans le droit fil du thème Guérir les blessures, deux prestations de la chorégraphe franco-algériennne Nacera Belaza sont attendues.

D'abord, Le Cri donnera le coup d'envoi à l’événement, le 17 septembre, au théâtre Le LabO de l’Université d’Ottawa.

Le Cri est la pièce maîtresse de Nacera Belaza, dans laquelle elle partage la scène avec sa soeur Dalila. La chorégraphie lui a valu le prix de la révélation chorégraphique, en 2008, du Syndicat professionnel de la critique de théâtre, musique et danse.

Puis, le samedi, des étudiants en théâtre de l’Université d’Ottawa auront l’occasion de danser avec Nacera Belaza et sa soeur dans un spectacle déambulatoire. La Procession, présentée en première nord-américaine, s'amorcera derrière le Musée des beaux-arts du Canada à 17 h 30 et se dirigera vers la Cour des arts d’Ottawa.

Une photo en noir et blanc de deux femmes aux traits similaires.

« Le Cri » rassemble sur scène la chorégraphe franco-algériennne Nacera Belaza et sa soeur Dalila.

Photo : Avec la gracieuseté de Cinédanse

La danse pour transcender les limites

Selon M. Bleau, l’événement vise à faire réfléchir le public.

C’est mon intention de présenter ces documentaires, ces artistes, ces chercheurs pour qu’il y ait une régénérescence des perspectives, a-t-il déclaré.

Cinédanse explorera donc, entre autres, les limites physiques, qu’elles soient d’ordre neuro-moteur ou concrètes comme un mur de prison :

- Un programme double prévoit la projection du court-métrage Circuit - mettant en vedette les danseurs de la troupe Propeller Dance d'Ottawa vivant avec divers handicaps - ainsi que du film Pas d’excuse, pas de limite sur le parcours du montréalais Lazylegs. Le b-boy professionnel est atteint d’une maladie rare qui paralyse presque complètement ses jambes.

- Un Symposium gratuit permettra de visionner des projections, mais aussi de discuter de divers sujets. La criminologue Sylvie Frigon, professeure à l’Université d’Ottawa, viendra notamment exposer les enjeux des femmes en milieu carcéral.

Place aux femmes

Outre Nacera Belaza, plusieurs femmes (chorégraphes, danseuses ou réalisatrices) seront à l’honneur, sur scène ou sur écran, dont les Ottaviennes Yvonne Coutts, Lana Morton, et Isabelle Barsive, entre autres.

L’artiste métisse Nyla Carpentier proposera également un atelier de pow-wow.

Offrir un événement multidisciplinaire est un objectif avoué de Cinédanse, selon M. Bleau.

Dans nos écoles de formation, on forme des artistes pas silos multidisciplinaires ; les cinéastes au cinéma, la danse sur la scène, le théâtre au théâtre. Il faut qu’ils se mélangent comme Diaghilev le faisait dans les ballets russes où il invitait Picasso à faire des scénographies, a précisé le directeur.

POUR Y ALLER

Cinédanse Ottawa 2019
Du 17 au 22 septembre
Cour des arts d'Ottawa

Avec les informations de Mélanye Boissonneault

Ottawa-Gatineau

Danse