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  • Radio-Canada explique la Deuxième Guerre mondiale

    Des soldats allemands avec trompettes et drapeaux avancent sur un chemin vers la Pologne.

    Il y a 80 ans commençait la Deuxième Guerre mondiale.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    C’est le 1er septembre 1939 que la Seconde Guerre mondiale a embrasé la Terre. Y a-t-il eu des signes précurseurs? Comment cette dernière s’est-elle déclenchée? Explications des journalistes de Radio-Canada.

    Le matin du 1er septembre 1939, les camelots annoncent sans le savoir le début d’un conflit qui, en six ans, va faire 50 millions de morts. […]  La paix n’aura duré que 20 ans. Le temps qu’il faut pour faire un soldat.

    Normand Lester

    L’invasion de la Pologne met le feu aux poudres

    Téléjournal, 31 août 1989

    Le 31 août 1989, à la veille du 50e anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le journaliste Normand Lester présente un reportage au Téléjournal.

    Ce dernier explique que c’est l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler, qui met le feu aux poudres.

    La raison invoquée par Hitler pour envahir la Pologne est qu’il veut annexer la cité libre de Dantzig (Gdansk).

    Cette ville possède une très forte population de langue allemande. Hitler souhaite les ramener dans le giron de l’Allemagne.

    Mais Dantzig (Gdansk) est entourée et contrôlée, jusqu’à un certain point, par la Pologne.

    Le 1er septembre 1939, l’armée allemande envahit l'objet de sa convoitise et l’ensemble du territoire polonais.

    Normand Lester rappelle par ailleurs que les soldats allemands utilisent des tactiques militaires nouvelles.

    Leur déploiement se fait de manière fulgurante (guerre éclair) et ils recourent à des bombardements terrifiants pour soumettre les Polonais.

    L’armée polonaise se fait broyer par l’armée allemande.

    Une fois la Pologne sous leur contrôle, les Allemands massacrent beaucoup d’officiers polonais qui constituaient l’élite militaire du pays.

    Ce n’est qu’un prélude. Les cinq années et demie qui suivirent, de septembre 1939 à mai 1945, furent infernales.

    Comment et pourquoi?

    Mais comment en est-on arrivé là? N’a-t-on rien vu venir? Le monde a-t-il résisté aux bruits de bottes qui parvenaient d’Allemagne?

    La guerre est revenue, peu à peu dans plusieurs coins du monde, sournoisement. Un peu comme un feu qui se rallume un peu partout quand les pompiers ont le dos tourné.

    René Lévesque, journaliste à Radio-Canada

    Premier plan, 3 septembre 1959

    Le journaliste René Lévesque, le 3 septembre 1959, présente à l’émission Premier plan un remarquable résumé des événements qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale, 20 ans auparavant.

    L’analyse de René Lévesque nous rappelle que, dès 1933, Adolf Hitler et ses partisans conditionnent le peuple allemand à déclarer une nouvelle guerre.

    On voit des images de rassemblements monstres durant lesquels la propagande nazie est distillée goutte à goutte et empoisonne l’opinion publique.

    En 1935, Adolf Hitler rétablit le service militaire obligatoire. En 1936, il réoccupe par un coup de force la rive gauche du Rhin, démilitarisée depuis 1919.

    Le Führer et son allié italien Benito Mussolini aident par ailleurs le général Franco à gagner la guerre civile qui fait rage en Espagne.

    L’Espagne constitue une répétition générale où l'on essaie ses armes avant le grand conflit.

    La France, le Royaume-Uni et les États-Unis, vainqueurs de la Première Guerre mondiale, ne réagissent à toutes ces agressions que mollement.

    Ceci amène le deuxième élément d’explication que nous suggère René Lévesque.

    La Deuxième Guerre mondiale est en partie provoquée par l’abdication des démocraties face à une Allemagne nazie de plus en plus belliqueuse.

    Comme le souligne le journaliste, « on pourrait quasiment excuser Hitler d’avoir cru que tout lui était permis. »

    En 1938, le rattachement de l’Autriche à l’Allemagne, de même que l’annexion des parties germanophones de la Tchécoslovaquie, préoccupent le Royaume-Uni, la France et les États-Unis.

    Mais ces pays ne font rien pour forcer Hitler à reculer.

    Lors d’une conférence à Munich en septembre 1938, le Royaume-Uni et la France reconnaissent même la mainmise allemande sur les portions germanophones de la Tchécoslovaquie.

    En mars 1939, Hitler ordonne de prendre la ville de Prague et liquide la République tchèque.

    Pendant ce temps, en Asie, le gouvernement militaire du Japon a aussi des velléités de conquête.

    Dès 1931, l’Empire du soleil levant attaque le nord de la Chine. En 1937, les Japonais occupent le pays tout entier.

    Les démocraties occidentales font semblant de ne rien voir.

    En parallèle, Adolf Hitler menace de plus en plus la Pologne. Les démocraties espèrent que l’Union soviétique s’opposerait à une invasion de son voisin immédiat.

    Mais ce ne fut pas le cas.

    Au contraire, dans un coup d’éclat spectaculaire, et contre toute attente, l’Union soviétique et l’Allemagne nazie signent un pacte de non-agression le 23 août 1939.

    Quelques jours plus tard, la Pologne est envahie.

    Résignés, le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à l’Allemagne nazie le 3 septembre 1939.

    Le Canada se joint à eux une semaine plus tard, soit le 10 septembre 1939.

    Dans les journaux canadiens, on évoque la possibilité d’une hausse des impôts pour financer l’effort de guerre.

    René Lévesque rappelle aussi le cynisme de certains qui affirmaient « qu’Hitler venait de nous aider à éliminer le chômage ».

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