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L'ex-réserviste Patrik Mathews porté disparu et recherché par la GRC

Un homme devant une maison.

Patrik Mathews, soupçonné d'être lié à un groupe haineux, a été vu devant sa maison de Beauséjour mardi. La GRC a perquisitionné dans cette maison et y a saisi des armes lundi soir.

Photo : Radio-Canada / Gary Solilak

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-réserviste des Forces armées canadiennes Patrik Mathews, récemment démis de ses fonctions pour des liens présumés avec un groupe néonazi, est porté disparu.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a lancé une enquête pour le retrouver lundi.

Patrik Mathews, 26 ans, a été vu pour la dernière fois par sa famille dans sa maison de Beauséjour, au Manitoba, dans la soirée du samedi 24 août.

Selon la police, l'homme mesure 1,78 mètre, pèse 82 kilos, et a les yeux bleus et les cheveux blonds. La GRC pense qu'il conduit une Dodge Ram 1500 SLT rouge de 2010, immatriculée HXJ 806.

Aucun mandat d'arrêt n'a été lancé et aucune accusation n'a été portée contre Patrik Mathews.

La GRC indique que les membres de la famille s’inquiètent pour son bien-être et lui demandent de les contacter immédiatement ou de contacter la GRC.

Les Forces armées canadiennes et la GRC avaient toutes deux ouvert une enquête afin de faire la lumière sur les liens entre le caporal-chef Mathews et The Base, une organisation qui se décrit comme un regroupement de nationalistes blancs.

Patrik Mathews a depuis été relevé de ses fonctions, une mesure « jugée nécessaire, considérant la gravité des allégations et le risque pour le moral et la cohésion de l’unité », a mentionné, mardi, un porte-parole de la Défense.

L'employé manque à l'appel

Le patron de Patrik Mathews, dont l'entreprise est située en milieu rural, dit l'avoir vu pour la dernière fois vendredi. Selon lui, l'employé a demandé la permission de quitter le travail plus tôt afin de pouvoir rendre son équipement militaire et démissionner de l'armée.

Je lui ai dit : "Nous allons régler ça avec toi, nous te soutenons, mais je ne pense pas que cette histoire finisse bien, à moins que tu ne te dissocies de ce groupe", affirme l’homme, que Radio-Canada a accepté de ne pas nommer parce qu'il s'inquiète pour la survie de son entreprise.

Un homme vu en gros plan. Il est revêtu de l'uniforme de l'armée. La photo a été prise à l'extérieur, en hiver. L'arrière-plan montre d'autres soldats et des véhicules de l'armée.

Patrik Mathews, qu’on voit ici dans une photo datant de 2015, est un réserviste de l’armée canadienne soupçonné d’appartenir à un groupe néonazi appelé The Base.

Photo : Radio-Canada / archives CBC

Son patron s'attendait à ce que Patrik Mathews l’appelle lundi matin pour obtenir les détails de son horaire de travail comme couvreur, ce que dernier fait tous les jours à heures fixes, mais il n’a pas reçu d'appel.

Il dit qu'il a tenté de joindre son employé et qu'il est tombé directement sur la messagerie vocale, ce qui, selon lui, est inhabituel.

Plus tard dans la journée, lorsque le père de Patrik Mathews a appelé pour savoir si son fils était au travail, tout le monde a commencé à s'inquiéter, ajoute le chef d’entreprise.

Nous espérons que tout finira bien, mais nous sommes de plus en plus inquiets chaque jour qui passe, confie-t-il.

Le patron reconnaît la description de son employé

L'implication présumée de Patrik Mathews dans un groupe néonazi a fait l'objet d'une série d’articles dans le Winnipeg Free Press après qu'un journaliste se fut présenté sous couverture pour se faire passer pour un suprémaciste blanc et eut rencontré un homme qui recrutait des membres.

Le patron de Patrik Mathews a lu le premier article, qui ne précisait pas l'identité du recruteur.

Cependant, il a reconnu la description de son employé. Son fils et lui ont alors communiqué avec la GRC pour leur dire que M. Mathews possédait légalement certaines armes à feu.

Le lendemain, la GRC a perquisitionné le domicile de Patrik Mathews, à Beauséjour, et saisi plusieurs armes à feu. L’homme n'a toutefois été accusé d'aucun crime.

Nous n'avons jamais vu cet aspect de lui

Le patron de Patrik Mathews le décrit comme étant très efficace, bon travailleur et cultivé, mais présentant certaines déficiences intellectuelles.

Selon lui, ses collègues l'ont déjà entendu parler de certaines idéologies nationalistes blanches et sont choqués par son implication présumée dans un groupe haineux. Aucun d’eux ne l’aurait toutefois décrit comme une personne raciste.

Les gens pensent que c'est un monstre, mais nous n’avons jamais vu cet aspect chez lui, souligne le chef d’entreprise.

Si vous le connaissiez, vous ressentiriez plus d'empathie, car il a des problèmes. Si on le laisse tomber, ce qu'il ne doit vraiment pas faire, c'est de rester enfermé chez lui devant Internet.

Il ne pense pas que Patrik Mathews soit capable de se faire du mal ou de faire du mal à d’autres personnes.

Ce qui me préoccupe le plus, c’est que j’aimerais avoir de ses nouvelles, savoir ce qui se passe.

Pat, si tu m'entends, appelle ton père, s'il te plaît, lance le patron à l'intention de son employé.

La famille de Patrik Mathews demande qu’on respecte sa vie privée.

La GRC demande à toute personne détenant des renseignements sur l’endroit où pourrait se trouver Patrik Mathews de contacter le détachement Beauséjour, au 204 268-1234, ou Échec au crime, au 1 800 222-8477.

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