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Encore des inquiétudes de sinistrés au sujet de la ZIS

Une photo de la rue Jacques-Cartier se fond dans une infographie de la terre.

La rue Jacques-Cartier à Gatineau, après les inondations de 2019.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un groupe de sinistrés du secteur de Pointe-Gatineau a lancé un cri du cœur lors de la réunion du conseil municipal, mardi soir.

Les 16 copropriétaires du Château Saint-Louis ont demandé à la Ville de Gatineau de condamner leur résidences afin de pouvoir quitter la Zone d’intervention spéciale (ZIS).

Si vous ne condamnez pas notre condo à être démoli avec compensation financière, c'est le reste de nos économies de toute une vie que nous perdrons, car nous devrons faire faillite, a déclaré Jean-Claude Charette, l'un des copropriétaires.

Image aérienne lors des crues printanières, sur laquelle l'immeuble de 16 condominiums, partiellement submergé, est encerclé.

Pendant six semaines, au printemps 2019, l'eau a envahi le premier étage du Château St-Louis, à Gatineau, submergeant complètement le sous-sol et la boîte électrique.

Photo : Aerialphotographs.ca

L'édifice à condominiums de la rue Saint-Louis est inhabitable depuis le mois d'avril et ses résidents attendent toujours de savoir s'ils peuvent partir une fois pour toutes. Ils disent vivre une situation intenable et se sentent oubliés et abandonnés par les différents paliers de gouvernement.

Nous vous demandons, par souci de la quiétude de nos dernières années de vie, de reconsidérer cette décision de nous obliger à reconstruire, a imploré Claire Dumont-Charette, l'épouse de M. Charette.

Le décret du gouvernement déposé le 17 juin impose un moratoire sur la construction de tout nouveau bâtiment à l’intérieur de la zone d’intervention spéciale (ZIS). La reconstruction d’un bâtiment ayant perdu plus de la moitié de sa valeur ne sera pas non plus permise.

La conseillère municipale Myriam Nadeau a indiqué être de tout cœur avec les sinistrés qui vivent cette situation.

L'élue du district de Pointe-Gatineau a toutefois rappelé que la Ville a des pouvoirs limités et doit appliquer les seuils établis par le gouvernement du Québec.

Force est de constater qu'ils ne sont pas adaptés pour la situation que plusieurs vivent à Gatineau, a-t-elle déploré.

Les demandes d'exclusion affluent

Des résidents du boulevard Hurtubise sont aussi intervenus lors de la séance du conseil municipal. Un groupe de 75 propriétaires a remis une pétition à la Municipalité réclamant d'être exclus de la zone d'intervention spéciale décrétée par le gouvernement.

Les résidents qui n'ont pas été inondés lors des crues de 2017 et de 2019 s'expliquent mal pourquoi ils ont été ajoutés à la zone de récurrence 0-20 ans.

La semaine dernière, Maxime Pedneaud-Jobin a confirmé avoir reçu près de 300 demandes d’exclusions de la zone inondable. Le maire de Gatineau avait alors rappelé que si une résidence a été entourée d'eau, la demande d’exclusion n’est pas recevable, et ce, même si l’immeuble lui-même est demeuré au sec.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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