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Hausse subite du nombre d’agressions sexuelles signalées à l’Île-du-Prince-Édouard

Une voiture de la Gendarmerie royale du Canada

Le rapport de Statistique Canada est basé sur les crimes signalés aux services policiers.

Photo : Radio-Canada / Samuel LeGresley

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre de signalements d’agressions sexuelles à l’Île-du-Prince-Édouard a bondi de plus de 50 % en 2018, selon les données de Statistique Canada.

Jusqu’à 98 % des agressions sexuelles signalées par les services policiers au Canada sont de niveau 1. Ce sont des infractions commises sans l'usage d'une arme ou qui n’ont causé aucune blessure apparente chez la victime. Il peut s’agir, par exemple, d’attouchements ou d’autres contacts physiques non consensuels.

Les agressions sexuelles plus graves sont plus rares à l’Île-du-Prince-Édouard. Il y en a eu sept signalées au cours des dix dernières années.

Jusqu’à 109 agressions sexuelles de niveau 1 ont été signalées en 2018. Il y en avait eu 69 l’année précédente. Le nombre de signalements le plus élevé au cours des dix dernières années était précédemment de 84 en 2013.

Les agressions sexuelles ne sont pas toutes signalées aux services policiers, rappelle Statistique Canada.

La croissance du nombre de signalements semble correspondre au phénomène public du #MoiAussi. Les données donnent l’impression que le nombre de signalements augmente plutôt que le nombre de crimes commis, selon la directrice du centre d’aide aux victimes d’agressions sexuelles de l’Île-du-Prince-Édouard, Rachael Crowder.

Les survivantes d’agressions sexuelles peuvent y voir un signe que les choses changent quant à la manière dont le public perçoit ces crimes, estime Mme Crowder.

La croissance de 55 % du nombre de signalements à l’Île-du-Prince-Édouard est bien supérieure à la moyenne nationale, qui s’élève à 15 %, souligne-t-elle. Mme Crowder a plus de difficulté à expliquer cela.

La couverture médiatique du phénomène était peut-être plus importante dans la province, dit-elle. La petite taille de la province a peut-être facilité la diffusion du message, ajoute-t-elle.

Le taux d’agressions sexuelles par tranche de 100 000 habitants dans la province en 2018, soit 69,82, demeure toutefois inférieur à la moyenne nationale, qui est de 75,89.

Avec les renseignements de Kevin Yarr, de CBC

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