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Québec bonifie son réseau d'accompagnement des immigrants en région

M. Jolin-Barrette devant des drapeaux du Québec.

Le reportage de Catherine Gauthier

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Québec va augmenter et redéployer les ressources consacrées à l’accompagnement des immigrants dans les régions, ont annoncé mercredi à Trois-Rivières les ministres de l’Immigration et de l'Emploi, Simon Jolin-Barrette et Jean Boulet.

L'investissement annoncé de 8,3 millions de dollars par année permettra notamment de tripler le nombre de bureaux régionaux du ministère de l’Immigration, qui passera de 21 à 61.

Ces nouvelles antennes verront le jour à l'intérieur des locaux déjà existants de Services Québec, ce qui permettra ainsi au ministère de desservir plus de 50 villes.

Elles seront regroupées dans six directions régionales, soit deux de plus qu'à l'heure actuelle. L'une sera ouverte dans la région de Laval-Laurentides-Lanaudière, et l'autre, en Montérégie.

Le nombre d’employés du ministère de l'Immigration augmentera en conséquence, pour passer de 51 à 162. Plus de 75 % des nouveaux employés travailleront à l'extérieur de Montréal, a dit le ministre Jolin-Barrette.

Les postes sont déjà affichés, de sorte qu'ils pourraient tous être pourvus d'ici la fin de l'automne, a-t-il précisé.

Ce redéploiement s'inscrit dans la volonté du gouvernement d'inciter les immigrants à s'installer en région et de mieux répondre aux besoins de main-d'oeuvre des entreprises, a expliqué le ministre Jolin-Barrette.

Actuellement, la présence du ministère de l’Immigration en région est limitée, tout comme celle des personnes immigrantes. Nous le savons, 70 % de l’immigration se concentre à Montréal, a-t-il expliqué.

La présence insuffisante du ministère de l’Immigration sur le terrain a des conséquences concrètes, notamment le manque de services adéquats. C’est pourquoi un changement majeur s’impose.

Une citation de :Simon Jolin-Barrette, ministre de l'Immigration du Québec

Le ministère de l’Immigration doit mieux répondre à la fois aux besoins des personnes immigrantes, des entreprises, des municipalités régionales de comté, des municipalités, et ce, peu importe où elles se trouvent au Québec, a-t-il ajouté.

De nouveaux conseillers en immigration régionale

Pour y parvenir, le ministère veut notamment compter sur un effectif de 55 conseillers en immigration régionale – un nouveau titre d'emploi remplaçant celui de conseiller en partenariat –, soit 18 de plus qu'à l'heure actuelle.

La tâche de ces conseillers sera modifiée afin qu'ils puissent dorénavant, conjointement avec les conseillers Services Québec, identifier les besoins [de main-d'oeuvre] précis des entreprises et les accompagner dans leurs démarches, a expliqué M. Jolin-Barrette.

Selon le ministre, ils pourront désormais :

  • informer les entreprises des différents programmes d'immigration permanente ou temporaire existants et des aides financières disponibles;
  • guider et accompagner les entreprises à travers les programmes du gouvernement du Québec correspondant à leur besoin;
  • accompagner les employeurs qui souhaitent utiliser la plateforme Arrima, qui permet d’identifier des candidats à l’immigration au Québec ou à l’étranger pour répondre à leur besoin de main-d’œuvre.

Ces 55 conseillers en immigration régionale deviendront une référence pour les employeurs qui souhaitent attirer des immigrants et recruter des travailleurs étrangers.

Une citation de :Simon Jolin-Barrette, ministre de l'Immigration du Québec

Jusqu'ici, les conseillers en partenariat chargés des services aux entreprises transmettaient des informations générales sur les programmes d’immigration et les services de francisation, a déploré le ministre.

Mais lorsque les entreprises souhaitaient aller plus loin, les conseillers en partenariat devaient les référer vers d’autres ressources. Cette situation est désormais terminée, a-t-il dit.

Une demande des entrepreneurs

Le ministre du Travail, Jean Boulet, a fait valoir que ce redéploiement de l'effectif du ministère de l'Immigration répond aux demandes que lui ont transmises des entrepreneurs en région.

Il y a des entrepreneurs qui me demandent de faciliter le processus. [Ils me disent :] "Jean c’est long, c’est coûteux, il y a beaucoup de papiers, beaucoup d’études d’impact". Là, je pense qu’on va être en mesure de mieux répondre aux besoins concrets de nos entreprises, a-t-il dit.

Il a cependant convenu que le gouvernement Legault n’a pas la prétention de régler le phénomène de rareté de main-d’œuvre du jour au lendemain.

Le vieillissement de la population, ce choc démographique, nous confronte depuis 10, 12 ans. On s’est donné un plan de match, on continue de s’améliorer, et je pense que dans quelques années […] on va être en mesure d’atteindre nos objectifs, a-t-il ajouté.

Le ministre Jolin-Barrette concède qu'attirer plus d'immigrants en région demeure un défi. Selon lui, le fait que les dossiers des immigrants qui acceptent de travailler en région sont dorénavant traités en priorité constitue cependant un incitatif permettant d'inverser la tendance actuelle.

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