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Relève recherchée pour le Ciné-parc Orford

Affiche du Ciné-parc d'Orford.

Affiche du Ciné-parc d'Orford.

Photo : Radio-Canada / John Naïs

Radio-Canada

L'un des derniers ciné-parcs au Québec encore en activité cherche preneur. Les propriétaires de celui d'Orford ont mis le leur en vente au cours des derniers jours afin de lui assurer une relève.

Affichée à un prix de vente de 995 000 $, l'entreprise est évaluée à 466 000 $ selon le rôle d'évaluation foncière de la ville de Sherbrooke.

Le ciné-parc est situé sur un terrain de 26 acres zoné commercial, industriel et récréotouristique.

Jean-Yves Martel, l'un des propriétaires, a confirmé à Radio-Canada Estrie qu'il était à la « recherche de partenaires stratégiques » et qu'il « ne fermait aucune porte ».

Le ciné-parc est à vendre, mais d'une façon assez particulière. C'est qu'on cherche à se bâtir une relève. René [co-propriétaire] et moi, on a commencé à réaliser qu'on commençait à se faire vieux et qu'il faut tranquillement penser à transférer l'entreprise à des jeunes, ou des moins jeunes, qu'ils veulent poursuivre l'exploitation du ciné-parc. On parle de transition, de plan de relève.

Jean-Yves Martel, co-propriétaire du Ciné-parc Orford

Le co-propriétaire explique qu'il est ouvert à toutes propositions. S'il espère faire un certain profit avec la vente de l'entreprise,à court terme, ce n'est pas le profit qui compte. C'est de trouver une façon de préparer une transition avec des repreneurs pour qu'ils comprennent bien comment cela fonctionne.

Jean-Yves Martel, co-propriétaire du Ciné-parc Orford

Jean-Yves Martel, co-propriétaire du Ciné-parc Orford

Photo : Radio-Canada

Un ciné-parc rentable

Jean-Yves Martel soutient que le ciné-parc est en excellente santé financière, et qu'il a connu une année record.

Même avec le début de saison, qui a été très mauvais avec la pluie, avec "Le Roi Lion" [les profits] ont augmenté de 20 %. Avec ce succès-là, René et moi, on est en train de regarder pour avoir un troisième et même un quatrième écran.

Sur la fiche du courtier immobilier, il est indiqué que l'entreprise a « une rentabilité saisonnière en constante progression ». Il y a quelques années, en 2013, le Ciné-parc Orford avait fermé ses portes faute de rentabilité. Le propriétaire de l'époque, André Monette, affirmait qu'il était incapable d'investir 200 000 $ pour acheter deux nouveaux projecteurs numériques.

Deux ans plus tard, les amateurs du septième art en plein air ont pu à nouveau goûter aux joies du cinéma extérieur alors que le Ciné-parc avait trouvé de nouveaux propriétaires. Ces derniers n'ont pas hésité à investir pour passer de la pellicule à la haute définition. Ils ont gagné leur parti puisque dès le premier été, la clientèle avait augmenté de 50 %.

Plusieurs acheteurs auraient déjà démontré de l'intérêt envers le ciné-parc.

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