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Un réserviste soupçonné d’être lié à un groupe d'extrême droite relevé de ses fonctions

Un homme vu en gros plan. Il est revêtu de l'uniforme de l'armée. La photo a été prise à l'extérieur, en hiver. L'arrière-plan montre d'autres soldats et des véhicules de l'armée.

Patrik Mathews, qu’on voit ici dans une photo datant de 2015, est un réserviste de l’armée canadienne soupçonné d’appartenir à un groupe néonazi appelé The Base.

Photo : Radio-Canada / archives CBC

Radio-Canada

Un soldat de l’armée canadienne qui faisait l’objet d’une enquête pour des liens présumés avec un groupe néonazi a été « relevé de ses fonctions », a indiqué mardi le ministère de la Défense nationale.

Patrik Mathews, un membre des Forces armées canadiennes basé à Winnipeg, au Manitoba, « ne participera plus à toute forme d’activité militaire et ne reviendra pas au travail », a déclaré un porte-parole du ministère dans un courriel à CBC.

« Cette action était jugée nécessaire, considérant la gravité des allégations et le risque pour le moral et la cohésion de l’unité », a-t-il ajouté.

« De plus, la demande [de Patrik Mathews] de quitter les Forces armées canadiennes » – formulée après que l’armée eut lancé une enquête à son sujet, en avril – « a été accélérée et devrait être finalisée au cours des prochaines semaines », a fait savoir le ministère.

Les Forces canadiennes et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avaient toutes deux ouvert une enquête afin de faire la lumière sur les liens entre le caporal-chef Mathews et The Base, une organisation qui se décrit comme un regroupement de nationalistes blancs.

Présent surtout aux États-Unis, ce groupe fait la promotion de la haine. Et ses membres vénèrent des tueurs de masse, selon Evan Balgord, directeur général du Réseau canadien contre la haine.

L’un des objectifs déclarés de The Base, explique-t-il, est de faire en sorte que ses membres s’engagent dans l’armée afin de recevoir une formation, puis de la transmettre à d’autres membres.

Selon les allégations, le caporal a contribué à recruter des membres pour ce mouvement d'extrême droite.

Patrik Mathews, qui a fait partie de l’Armée canadienne pendant huit ans, a travaillé comme sapeur de combat du 38e Groupe-brigade du Canada. Il avait reçu une formation pour se servir d’explosifs.

La GRC avait mené une perquisition chez Mathews, à Beauséjour, le 19 août dernier. Des armes avaient été saisies, mais aucune charge n’avait été portée contre lui.

Certains détails sur le passé et les activités de l’ex-caporal demeurent encore méconnus en raison de la Loi sur la protection des renseignements personnels. L’armée n’a pas voulu faire de commentaire.

Mise au point

Le titre de ce texte a été modifié par souci d'exactitude; le mot « congédié » a été remplacé par « relevé de ses fonctions ».

Avec les informations d'Ahmar Khan, de CBC News

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