•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'action de Transat recule, et son mariage avec Air Canada sera scruté

Un avion d'Air Transat est cloué sur le tarmac de l'aéroport Pierre Elliott Trudeau International à Montréal.

L'examen de l'achat d'Air Transat par Air Canada par les autorités fédérales devrait s'échelonner sur 250 jours.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Presse canadienne

L'action de Transat A. T. a perdu de l'altitude, mardi, à la Bourse de Toronto, et son mariage prévu l'an prochain avec Air Canada fera l'objet d'un examen plus approfondi qu'à l'habitude de la part des autorités fédérales.

Sur le parquet de Bay Street, le titre de la société mère d'Air Transat a clôturé à 15,22 $, en baisse d'environ 4,7 % ou 75 cents – un cours s'éloignant du prix de 18 $ par action offert par la plus importante compagnie aérienne du pays.

Cela pourrait suggérer que des investisseurs ont certaines réserves sur les conclusions de l'examen qui se penchera sur la transaction évaluée à 720 millions de dollars.

Après la fermeture des marchés, lundi, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, avait indiqué que l'acquisition du voyagiste québécois par Air Canada ferait l'objet d'une évaluation « au regard de l'intérêt public ».

Le processus, qui devrait se mettre en branle le 4 novembre, devrait s'échelonner sur 250 jours, soit 100 jours de plus qu'à l'habitude.

Nous ne sommes pas surpris [...] en raison des inquiétudes provoquées par la concentration dans certains marchés ainsi que par la volonté d'éviter toute implication liée à l'élection fédérale automnale, a écrit Chris Murray, d'Altacorp Capital, dans une note envoyée mardi.

Selon l'analyste, la clôture de la transaction devrait se faire en 2020, mais elle pourrait survenir plus tard que l'échéancier prévu par Transat A. T. et Air Canada.

Offre bonifiée

Vendredi dernier, les actionnaires du voyagiste québécois ont accepté, à hauteur de 94,77 %, l'offre de la plus importante compagnie aérienne du pays, bonifiée après sa proposition initiale de 13 $ par action.

Air Canada et Transat A. T. détiendraient ensemble une part du marché transatlantique de 60 % depuis le Canada, se chevauchant sur certaines destinations soleil en plus d'avoir une emprise sur les voyages aériens à Montréal.

Sans prendre d'engagement formel, Air Canada a fait part de son intention de maintenir le siège social montréalais de Transat A. T. ainsi que les différentes marques du voyagiste. Néanmoins, des inquiétudes persistent en ce qui a trait à d'éventuelles pertes d'emplois.

Le dossier a connu plusieurs rebondissements.

Groupe Mach avait offert 14 $ par action, mais en dépit d'une proposition plus élevée, Transat A. T. a préféré se tourner vers l'offre d'Air Canada.

Au début du mois, le groupe immobilier avait tenté d'acquérir 20 % des actions du voyagiste afin de faire dérailler la transaction, mais cela a été bloqué par le Tribunal administratif des marchés financiers.

Industrie aéronautique

Économie