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Un nouveau service de transport en commun sur demande à Sault-Sainte-Marie

Un autobus sur un boulevard.

Les autobus de Sault-Sainte-Marie fonctionneront en mode « sur demande » les dimanches soir à partir du 8 septembre.

Photo : Ville de Sault-Sainte-Marie

Miguel Lachance

La Ville de Sault-Sainte-Marie lancera en septembre un projet pilote de transport en commun sur demande, qui sera en vigueur tous les dimanches de 19 h 15 à minuit. Des résidents se disent heureux de cette modernisation, malgré quelques inquiétudes mineures.

À partir du 8 septembre, les usagers ne pourront pas monter à bord d’un autobus le dimanche soir sans avoir réservé une place.

Pour ce faire, les résidents et visiteurs pourront utiliser l’application Sault Ste. Marie On Demand, qui sera disponible sur les plateformes Apple et Android dès le 1er septembre, en indiquant leurs points de départs et d’arrivée.

L’application leur indiquera alors l’arrêt le plus proche pour le trajet demandé et le temps d’attente.

Le dimanche soir a été choisi pour tester la nouvelle application en raison de l’achalandage moins important, explique Brent Lamming, directeur des services communautaires pour la Ville de Sault-Sainte-Marie.

Selon la Ville, il n’y a en moyenne que 445 personnes qui prennent l’autobus pendant cette plage horaire et plusieurs arrêts ne sont pas utilisés.

L’idée c’est avant tout d’offrir une expérience améliorée et une meilleure utilisation des ressources, indique M. Lamming.

Selon lui, Sault-Sainte-Marie est la première ville nord-ontarienne à déployer un tel service, en ajoutant que d’autres villes de la région étudient en ce moment la possibilité de faire de même.

Des personnes entrent dans un autobus

Thunder Bay envisage de modifier certains trajets d’autobus moins utilisés et d’adopter un modèle sur demande pour au moins deux d’entre eux.

Photo : CBC/Jeff Walters

M. Lamming explique que huit autobus seront stationnés à différents endroits stratégiques dans la ville.

Il croit que ce nombre sera plus que suffisant pour répondre à la demande, notamment grâce à des sondages effectués auprès de la population au sujet des habitudes de déplacement.

Brent Lamming estime que la Ville serait en mesure d’offrir le service le dimanche avec moins de huit autobus, mais elle a voulu éviter des temps d’attentes trop élevés s’il y a plus d’utilisateurs que prévu.

Les chauffeurs seront munis d’une application qui leur indiquera, tel un GPS, la direction à prendre.

Le directeur des services communautaires explique que les trajets seront ajustés en temps réel grâce à un programme informatique au fur et à mesure que de nouvelles réservations s’ajoutent.

Un système accessible

Les personnes qui n’ont pas de téléphone intelligent pourront appeler au bureau de Sault Ste. Marie Transit où un répartiteur s’occupera de leur réserver une place.

Cette deuxième option rassure le directeur général de l’association du centre-ville, John Ingram, dont la principale inquiétude concerne l’accessibilité du nouveau service, notamment pour les aînés.

Il souligne toutefois qu’il voit de plus en plus de personnes âgées de 55 ans et plus qui possèdent un téléphone intelligent et que le nouveau projet pilote est une occasion d’apprendre à utiliser ces appareils pour un autre service.

De façon générale, M. Ingram accueille avec optimisme l’utilisation de nouvelles technologies pour améliorer les services municipaux, surtout si cela permet de faire des économies et d'attirer plus de gens au centre-ville.

Colter Assiniwai, le vice-président aux affaires autochtones de l’association étudiante de l’Université Algoma, accueille aussi plutôt favorablement l'initiative de la Ville.

Ce projet pilote est prometteur. Cela réduira le temps de déplacement puisque les autobus n’emprunteront pas des itinéraires réguliers et se rendront d’un point A à un point B, vraisemblablement.

Colter Assiniwai, vice-président aux affaires autochtones de l’association étudiante de l’Université Algoma

M. Assiniwai exprime toutefois quelques inquiétudes.

Une grande partie des étudiants du postsecondaire de Sault-Sainte-Marie sont des étudiants étrangers qui ne conduisent pas et dépendent donc de l’autobus chaque jour, indique-t-il.

Colter Assiniwai croit qu’il est possible qu'un grand nombre d’étudiants réserve un autobus au collège ou à l’université en même temps, même le dimanche soir, et que cela pourrait entraîner des retards pour d’autres usagers.

La façade du Sault College de Sault-Sainte-Marie

Le Collège Sault, l'autre établissement postsecondaire de la ville, compte aussi plusieurs étudiants utilisant les transports en commun, estime Colter Assiniwai.

Photo : Facebook/Sault College

Il ajoute toutefois qu’il sera plus facile d’évaluer la qualité du service après quelques semaines d’utilisation.

Le directeur des services communautaires de Sault-Sainte-Marie explique que le projet pilote sera d’une durée d’un an.

À la fin de l’été 2020, les données d’utilisation recueillies par l’application seront examinées et la Ville pourra prendre une décision quant à l’avenir de ce service, qui pourrait être étendu à d’autres jours de la semaine.

Nord de l'Ontario

Transport en commun