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Hausses temporaires des délais d’attente pour la DPJ en Gaspésie et aux Îles

Jouets dans un bac à sable.

Les délais d'attente pour une évaluation de dossier sont passés de 8 à 21,6 jours à la DPJ de la Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine en raison de la pénurie de main-d'œuvre. La situation est toutefois en voie de se résorber.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Première de classe l’an dernier, avec un temps d’attente de huit jours pour l’évaluation d’un dossier, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine affichait cet été un temps d’attente de 21,6 jours.

Le gouvernement fixe un délai d'attente de 12 jours pour l'évaluation des dossiers.

Michelle Frenette, directrice de la DPJ de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, explique ces nouveaux délais par les problèmes de recrutement de personnel de la DPJ, notamment en ce qui a trait au personnel professionnel.

À ces problèmes, qui ont été vécus l’automne dernier, se sont ajoutés au printemps des départs en congé de maternité et des congés pour maladie. Plusieurs de ces départs sont survenus dans la même période. Ce qui a créé vraiment une difficulté vraiment importante ce printemps pour recruter des gens avec des activités réservées et bilingues, ajoute Mme Frenette. Ce qui a créé aussi une difficulté dans le traitement efficace des signalements, ce qui a malheureusement amené des enfants et des familles vers une attente de service.

Pour pallier la lenteur du service aux enfants et aux familles, la DPJ a mis en place une « vigie hebdomadaire » mandatée pour réévaluer la priorité de chaque dossier en attente. Je n’ai pas besoin de vous dire que pour tout ce qui était des "codes 1", des urgences qui exigeaient des délais rapides, on n’avait aucun délai d’attente, assure la directrice de la DPJ.

Retour à la normale

La situation s’est depuis résorbée grâce, entre autres, à l’embauche d’étudiants et de finissants.

Ces derniers doivent attendre un permis de leur ordre professionnel pour intervenir, mais ont pu être mobilisés en soutien aux équipes. On a aussi, poursuit Mme Frenette, réassigné les femmes en retrait préventif pour pouvoir soutenir les interventions. On a clairement ajouté des intervenants en surcroît pour pouvoir apporter de l’aide supplémentaire dès qu’ils [les finissants, NDLR] ont obtenu leur permis de l’ordre.

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a aussi annoncé en juillet dernier des sommes supplémentaires pour aider à l’embauche de nouveau personnel à la DPJ, dont un peu plus de 650 000 $ pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.

La Direction de la protection de la jeunesse a également noté une hausse des signalements au printemps à la suite des tragiques événements qui ont entraîné la mort d’une fillette à Granby. On a calculé pendant à peu près 6 semaines, nos signalements ont augmenté d’à peu près 30 % par rapport à notre normale pour ensuite revenir à la normale , rapporte Mme Frenette.

Il ne reste, selon Mme Frenette, que 13 enfants en attente et les délais d’attente sont plus normaux. Ceux qui attendent depuis un peu plus longtemps, ce sont ceux de la clientèle anglophone où on a aussi réussi à trouver des professionnels pour offrir le service. En principe, on est redevenu sous contrôle.

La DPJ de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ne devrait avoir aucun enfant en attente d’évaluation d’ici quelques jours et devrait revenir au seuil de huit jours d’attente, assure la directrice du service. Je peux presque le garantir, avec tout le travail qu’on a fait. Tout le personnel est en place.

L’an dernier, la DPJ de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine a reçu 1475 signalements. Elle prévoit cette année en recevoir autour de 1600.

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