•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sortir de la retraite pour contrer la pénurie de main-d’œuvre

Gaëtan Poulin devant des élèves.

Gaëtan Poulin est sorti de sa retraite pour prêter main-forte à ses anciens collègues.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Maya Arseneau
Laurence Royer

Le Cégep de Sept-Îles n’échappe pas à la pénurie de main-d’œuvre. Pour pallier le manque de personnel, un enseignant en informatique est sorti de sa retraite pour donner des cours à temps partiel. D’autres enseignants retardent aussi leur départ à la retraite.

La rentrée n’a pas été facile pour le service des ressources humaines du Cégep de Sept-Îles. Certains postes sont toujours vacants et d’autres ont été très difficiles à pourvoir.

Selon le Cégep, les postes dans les domaines de l’enseignement technique, comme ceux de l’informatique, l’électronique industrielle ou encore les soins infirmiers sont les plus difficiles à pourvoir.

Certains enseignants en ont plus sur les épaules en raison de cette pénurie de personnel. Pour prêter main-forte à d’anciens collègues, Gaétan Poulin a décidé de revenir enseigner à temps partiel.

J’ai pris un de ces cours-là pour aider un peu mes anciens collègues.

Gaëtan Poulin, professeur en informatique
Gaëtan Poulin.

Gaëtan Poulin.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Cette année, c’est un peu particulier, il y a un professeur à temps plein qui est parti et il y a plusieurs cours qui étaient disponibles et il fallait combler rapidement les postes, raconte-t-il.

Retarder la retraite

D’autres enseignants font le choix de repousser la retraite, faute de remplaçants. Le professeur d’économie, Jacques-René Giguère, est l’un d’eux.

On voyait qu’il n’y avait pas de relève.

Jacques-René Giguère, professeur d'économie
Jacques-René Giguère.

Jacques-René Giguère.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

J’ai une collègue à Trois-Rivières [qui m'expliquait que] ça fait des mois qu’ils cherchent quelqu’un. Ils ont téléphoné aux universités pour avoir des "gradués" et ils se font répondre que les "gradués" ont déjà un emploi. Et que Trois-Rivières, c’est loin de Québec puis de Montréal. La pénurie est partout, affirme-t-il.

Des domaines d’expertises compliquent le recrutement

Le directeur des ressources humaines et des communications au Cégep de Sept-Îles, Francis Desbiens, soutient que l'établissement mise sur la qualité du milieu de travail pour attirer de nouveaux enseignants.

Francis Desbiens.

Le directeur des ressources humaines et des communications au Cégep de Sept-Îles, Francis Desbiens.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Nous, on met en valeur notre environnement de travail qui est enviable et qui est très envié.

Francis Desbiens, directeur des ressources humaines et des communications au Cégep de Sept-Îles

On a un milieu de travail dynamique, on a de belles infrastructures, on a des conditions intéressantes. [Par] exemple, un enseignant peut être en vacances deux mois l’été, explique-t-il.

Le Cégep de Sept-Îles entend développer d'autres stratégies pour concurrencer le domaine minier ou les grandes entreprises de la région pour attirer des enseignants potentiels.

D’après les informations d’Alix-Anne Turcotti

Côte-Nord

Emploi