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Les efforts pour retenir les immigrants francophones sont insuffisants, dénonce la SANB

Une petite fille prête serment dans une cérémonie d'octroi de la citoyenneté canadienne, avec un drapeau canadien à l'avant-plan.

La SANB dénonce un manque de ressources et d'argent pour que les immigrants francophones restent au Nouveau-Brunswick (archive).

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Francis Pilon

La Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) dénonce un manque de ressources et d'argent pour que les immigrants francophones soient sur un pied d'égalité avec les nouveaux arrivants anglophones dans la province.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé mardi qu'il entend miser davantage sur l’immigration pour accroître la population de la province et répondre aux besoins du marché du travail dans les prochaines années.

La stratégie présentée mardi s’intitule Un nouveau départ : la stratégie de croissance démographique du Nouveau-Brunswick 2019-2024. Le Nouveau-Brunswick veut accueillir jusqu’à 7500 immigrants par année d’ici 2024, ce qui serait l’équivalent de 1 % de la population.

Le gouvernement veut également augmenter l’immigration francophone pour qu’elle représente 33 % de l’immigration totale d’ici 2024.

Mais qu'est-ce que ça vaut d'avoir 33 % d'immigrants francophones et que 50 % d'entre eux quittent après moins de 5 ans de leur immigration au Nouveau-Brunswick?

Ali Chaisson, directeur général de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick
Ali Chaisson, directeur général de la SANB

Ali Chaisson, directeur général de la SANB, dénonce un manque de ressources et d'argent pour les immigrants francophones au Nouveau-Brunswick (archive).

Photo : Radio-Canada/ Héloïse Bargain

C'est bien beau les chiffres et les cibles, mais c'est la rétention des immigrants qui est le plus important. Il faut que les immigrants veuillent rester ici, ajoute M. Chaisson. 

Un changement radical

Selon la SANB, il faut mettre les bouchées doubles pour que l'immigration francophone soit mieux accueillie dans les écoles et les communautés acadiennes. 

Il faut un changement radical. Le nerf de la guerre, c'est l'argent, explique Ali Chaisson. 

Selon ce dernier, il faut aussi changer les mentalités dans certaines régions rurales francophones pour que les nouveaux arrivants soient vus comme une richesse et non un fardeau. 

Le nombre de personnes en âge de travailler (âgées de 15 à 64 ans) diminue au Nouveau-Brunswick. Il y en avait 499 000 en 2018, soit environ 2000 de moins qu’en 2017 et 15 000 de moins qu’en 2013, souligne-t-on dans le document du gouvernement Higgs. De plus, de nombreux baby-boomers comptent prendre leur retraite dans les prochaines années.

Seuls 19 % des résidents permanents accueillis grâce à l’ensemble des programmes provinciaux en matière d’immigration en 2018 étaient des francophones.

Le président du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, Thomas Raffy.

Le président du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, Thomas Raffy, se réjouit du nouveau plan d'action et de la stratégie de croissance démographique du gouvernement Higgs (archive).

Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

Ce plan dévoile qu'on veut augmenter le seuil d'immigrants francophones dans la province. Je pense que c'est un objectif intéressant. Il faut que toutes les parties prenantes se mettent au travail pour que ça fonctionne, c'est la seule façon que ça peut fonctionner.

Thomas Raffy, président-directeur général du Conseil économique du Nouveau‑Brunswick

La stratégie du gouvernement est assortie d’un plan d’action pour appuyer la croissance démographique. On veut toujours attirer des travailleurs qualifiés et des entrepreneurs investisseurs, ainsi qu’encourager les collectivités à accueillir ces immigrants.

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