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Encourager les jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue à concilier travail-études

Un élève soulève son diplome lors de sa graduation.

L'étude de la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain indique que les salaires augmentent plus rapidement pour les emplois ne nécessitant pas de qualifications.

Photo : Shutterstock / Izzet Ugutmen

Le nombre de personnes qui quittent leurs études pour rentrer sur le marché du travail augmente en Abitibi-Témiscamingue, comme dans le reste de la province.

Cependant, une personne va gagner environ 500 000$ de plus au cours de sa carrière si elle termine ses études secondaires par rapport à une personne qui n’obtient pas son diplôme selon une étude de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

Graphique à bandes verticales démontrant que les gains de salaires augmentent lorsque le diplôme obtenu est à un niveau supérieur.

L’obtention d’un diplôme additionnel s’accompagne généralement d’une augmentation des revenus moyens d’emploi, selon la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Photo : Radio-Canada / Satistique Canada

Yannick Roy, président d’Action Réussite et président-directeur général de la Commission scolaire Harricana, explique que dans le contexte actuel de pénurie de main-d’oeuvre, plusieurs jeunes qui fréquentent l’école secondaire ou la formation pour adultes vont quitter parce qu’on leur offre de bonnes opportunités d’emploi.

On constate que de plus en plus d’étudiants vont travailler et avec une augmentation du nombre d’heures

Le président d’Action Réussite et président-directeur général de la Commission scolaire Harricana, Yannick Roy

Toutefois, il n’est pas nécessairement profitable à long terme de mettre fin à ses études pour rentrer sur le marché du travail. L’étude de la CCMM mentionne qu’en 2026, on devrait voir une hausse en nombre et en proportion des emplois hautement qualifiés, qui nécessitent des études collégiales ou universitaires.

Dans la région, quelques établissements organisent des programmes pour encourager les jeunes à poursuivre leurs études.

La diplomation dans les commissions scolaires de l’Abitibi-Témiscamingue, selon Yannick Roy :

  • Taux de diplomation actuel: environ 70%
  • Taux de diplomation visé: environ 80%

Parmi les initiatives dans la région, Yannick Roy mentionne un programme de conciliation travail-étude en usinage ainsi qu’en assistance de soins en pharmacie à la Commission scolaire Harricana. Il donne aussi qu’au baccalauréat en enseignement à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, on essaie de libérer les étudiants pour qu’ils puissent répondre aux besoins de suppléance dans les écoles.

Un graphique qui démontre que selon le niveau de diplôme obtenu, de diplôme d'études secondaires à baccalauréat, le taux de chômage diffère. Ceux qui n'ont pas de diplôme d'études secondaires sont ceux avec le taux de chômage le plus élevé.

Plus le niveau de diplôme obtenu est élevé, plus le taux de chômage diminue.

Photo : Satistique Canada

On doit revoir le modèle autant au niveau des employeurs ou des commissions scolaires ou des maisons d’enseignement, donc, il faut d’adapter à cette réalité-là, estime Yannick Rolet, qui croit que les différents acteurs doivent collaborer pour revoir le modèle actuel d’études.

Pour consulter les faits saillants:

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