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La C.-B. satisfaite de la décision de l'Oklahoma sur la crise des opioïdes

Médicaments sur l'étalage d'un pharmacien.

La Colombie-Britannique a lancé un recours collectif contre des fabricants et des distributeurs d'opioïdes pour récupérer les frais occasionnés par la crise des surdoses dans le système de santé.

Photo : Getty Images / Darwin Brandis

Presse canadienne

Le procureur général de la Colombie-Britannique, David Eby, se dit satisfait des conclusions d'un tribunal de l'Oklahoma tenant le groupe Johnson & Johnson et ses filiales responsables d'avoir contribué à alimenter la crise des opioïdes dans cet État américain. La province a entrepris un recours collectif contre des fabricants et des distributeurs d'opioïdes l'an dernier.

La société pharmaceutique devra payer 572 millions de dollars américains à l'État, soit plus du double du montant proposé dans un accord rejeté.

L'État d'Oklahoma a fait valoir que Johnson & Johnson et ses filiales ont causé une nuisance publique en lançant une campagne de marketing agressive et prétendument trompeuse qui surestime l'efficacité des médicaments pour traiter la douleur chronique, tout en minimisant le risque de dépendance.

Un cas similaire à la Colombie-Britannique

Photo d'une seringue usagée sur le pont Cambie à Vancouver.

Une épidémie de surdoses a pris une proportion endémique en Colombie-Britannique, la province la plus touchée au pays par le phénomène.

Photo : Radio-Canada / Rafferty Baker/CBC

La Colombie-Britannique a lancé un recours collectif contre des fabricants et des distributeurs d'opioïdes pour récupérer les coûts occasionnés par la crise des surdoses dans le système de santé.

La plainte allègue que les sociétés ont vendu des opioïdes en prétendant que ceux-ci créaient moins de dépendance que d’autres médicaments contre la douleur et ont ainsi contribué à déclencher une crise de surdoses qui a tué des milliers de personnes depuis le lancement de l’OxyContin sur le marché canadien en 1996.

Les quantités d'opioïdes visées

La plainte civile déposée par le gouvernement de la Colombie-Britannique nomme le fabricant d'OxyContin, Purdue Pharma, ainsi que d'autres grands fabricants de médicaments. Elle cible également les pharmacies, alléguant que les quantités d'opioïdes distribuées dépassent celles d'un marché légitime.

Aucune des allégations contenues dans la demande civile n'a été prouvée devant les tribunaux.

Dans une déclaration, Purdue Pharma dit qu'elle respectait toutes les réglementations de Santé Canada, y compris celles régissant la commercialisation. Elle adhère au code de déontologie en tant que membre d’Innovative Medicines Canada, une organisation de l’industrie pharmaceutique qui collabore avec les gouvernements, les compagnies d’assurance et les professionnels de la santé, rappelle-t-elle.

Purdue Pharma se dit profondément préoccupée par la crise des opioïdes en Colombie-Britannique et dans tout le Canada. Tous les intervenants, y compris l'industrie pharmaceutique, ont un rôle à jouer pour proposer des solutions pratiques et durables , estime-t-elle.

L’Ontario se joint au combat juridique de la Colombie-Britannique

Au cours de cette année, le gouvernement ontarien a annoncé son intention de se joindre à la poursuite proposée par la Colombie-Britannique.

En Oklahoma, la décision du juge Thad Balkman, du comté de Cleveland, fait suite à la première poursuite étatique concernant les opioïdes et a permis de structurer les négociations entourant environ 1500 poursuites similaires, déposées par des gouvernements étatiques, locaux et tribaux, réunies devant un juge fédéral dans l'Ohio.

La crise des opioïdes a ravagé l'État d'Oklahoma, a-t-il déclaré avant d'annoncer le jugement. Elle doit être freinée immédiatement.

Un avocat des sociétés visées a annoncé l'intention de celles-ci de faire appel de cette décision devant la Cour suprême de l'Oklahoma.

Colombie-Britannique et Yukon

Crise des opioïdes