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La CAQ envisage un 3e lien payant, le PLQ dénonce

Le tunnel aboutira au bout de l'autoroute 40, à l'est de Québec.

Le tunnel aboutira à l'autoroute 40, à l'est de Québec.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Fanny Samson

Le ministre des Transports, François Bonnardel, envisage diverses options pour financer le troisième lien, y compris un péage. Un scénario montré du doigt par le Parti libéral, qui demande au gouvernement des précisions sur ses intentions.

Mardi matin, le ministre a admis que toutes les options sont sur la table pour le financement du troisième lien, une promesse électorale de la Coalition avenir Québec (CAQ).

M. Bonnardel admet que l’option choisie dépendra de la participation ou non du fédéral dans la construction de ce tunnel, dont le tracé a été annoncé en juin dernier.

Si ce n’est pas le cas, il faudra évaluer les options de partenariat public-privé, précise-t-il.

Il ajoute que la décision finale devrait être connue d’ici quelques mois, mais que le péage n’est pas l’option privilégiée.

François Bonnardel avait pourtant exclu l'option du péage en avril dernier.

Le maire de Lévis, l'un des principaux alliés de la CAQ au sujet du 3e lien ne voit pas le tout d'un mauvais oeil.

« Écoutez, ça fait partie des scénarios qu'un gouvernement doit regarder. De prime abord, nous, on n’est pas contre », relativise Gilles Lehouillier.

« Il y a deux conditions. Il faut que ce péage reste accessible à la population, donc à faible coût. Et deuxièmement, il faut que le péage, s’il y en a un, soit équitable avec l'ensemble du Québec. Si on fait un péage lors pourquoi on n’en fait pas sur le pont Champlain? » ajoute-t-il.

« Je ne vois pas ça comme un recul. Je vois ça plutôt comme de la prudence. Appelez ça comme ça », insiste pour sa part Marie-Josée Morency, directrice générale de la Chambre de commerce de Lévis.

C'est rassurant de voir que le gouvernement prend son temps dans ce dossier-là et qu'il prend le temps de bien l'analyse.

Marie-Josée Morency, directrice générale de la Chambre de commerce de Lévis

Le PLQ veut des réponses

Les députés libéraux Gaétan Barrette et Sébastien Proulx devant des drapeaux du Québec.

Les députés libéraux Gaétan Barrette et Sébastien Proulx

Photo : Radio-Canada

Le député et porte-parole libéral en matière de transports Gaétan Barrette demande au gouvernement de préciser ses intentions pour l’ensemble du projet de troisième lien. Il estime que les Québécois méritent d’avoir l’heure juste.

Un des scénarios les plus étonnants que j’ai entendus de la part de Bonnardel, c’est un projet en PPP avec péage, ç'a été évoqué, c’est le pont de la A25 à Montréal, compare-t-il.

Je peux vous dire que c’est un succès pour la fluidité, il n’y a pas personne sur le pont, ça coûte trop cher, ajoute M. Barrette.

Le député Sébastien Proulx et son collègue avancent que la CAQ a fait trop de promesses et se retrouve dans une impasse budgétaire.

Le ministre des Transports réalise qu’il ne pourra pas respecter sa promesse, alors il cherche toutes les issues possibles pour reculer dans le dossier, soulève-t-il.

Selon le PLQ, le projet de troisième lien pourrait coûter jusqu’à 8 milliards aux contribuables.

M. Barrette demande à la Commission des transports et de l’environnement d’entendre le directeur du bureau de projet du tunnel Québec-Lévis, Frédéric Pellerin. Il rappelle que le ministre avait refusé qu’il prenne la parole lors de l’étude des crédits budgétaires au printemps dernier.

La population [...] a le droit de savoir exactement où on est rendus, pourquoi on est rendus là, sur quelles bases ont été prises les décisions et l’estimé ne serait-ce que sommaire des coûts du budget, lance-t-il.

Chez Québec solidaire, la possibilité d'un péage sur le troisième lien fait dire à la députée Catherine Dorion que la vérité est en train de sortir sur ce projet qu'elle juge de plus en plus boiteux et de plus en plus cher.

Du côté du Parti québécois, le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, dénonce une improvisation totale. On a lancé des promesses durant la campagne électorale et on tient à tout coup à les mettre en œuvre sans avoir des calculs précis sur ce que ça peut coûter, dénonce-t-il.

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