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Il parcourt 3250 km en voiture électrique pour 30 $

Brett Favaro debout à côté d'une voiture électrique Tesla

Brett Favaro, chercheur scientifique dans un institut de l'Université Memorial, à Terre-Neuve, dit qu'il n'a dépensé que 30 $ pour faire avec sa voiture électrique un voyage aller-retour à Québec en traversant les quatre provinces de l'Atlantique.

Photo : CBC/Ted Blades

Radio-Canada

Un biologiste dit avoir conduit de Saint-Jean à Terre-Neuve jusqu’à Québec en faisant un détour à l’Île-du-Prince-Édouard et en ne payant que 30 $ pour recharger sa voiture électrique en cours de route.

Brett Favaro, chercheur scientifique dans un institut de l’Université Memorial, avait préparé ces vacances familiales dans le cadre d’un voyage à Fredericton où il a participé à un congrès de la Société canadienne d’écologie et d’évolution.

Sa famille a pris le traversier de Marine Atlantique à Argentia parce que l’île de Terre-Neuve compte peu de bornes de recharges, explique-t-il.

En Nouvelle-Écosse, cependant, il n’était pas nécessaire de planifier si soigneusement son trajet parce qu’il trouvait des bornes de recharge rapide tous les 100 km, dit-il.

Sa voiture Tesla peut parcourir jusqu’à 400 km avec une charge complète. Le temps de recharge varie selon le type de borne employé.

M. Favaro estime que sa famille a parcouru au total 3250 km en faisant le voyage aller-retour, ce qui a exigé 700 kilowattheures d’électricité. Cette énergie à Terre-Neuve-et-Labrador aurait coûté 77 $, dit-il.

Le même voyage fait avec une voiture berline à essence aurait coûté de 300 $ à 400 $, estime M. Favaro.

Le changement climatique est un problème réel, explique le biologiste. Il dit préférer payer les coûts de l’électricité plutôt que ceux de l’essence. Il n’a rien contre les gens qui travaillent dans l’industrie pétrolière, mais il dit que cette dernière devrait passer à une source d’énergie renouvelable pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Des infrastructures nécessaires

Des consommateurs ont peut-être un préjugé négatif envers les voitures électriques en croyant que leur rayon d’action est limité et que le temps de recharge est long, ajoute Brett Favaro, mais il dit que la technologie a progressé et qu’il ne manque maintenant que des infrastructures pour l’appuyer.

La société a consacré un siècle et de nombreux milliards de dollars à subventionner l’industrie pétrolière, affirme Brett Favaro. Il considère comme étant des subventions les coûts des guerres menées pour du pétrole et les coûts de la pollution pétrolière, par exemple.

Une borne de recharge branchée à une voiture électrique

Il était plus facile de trouver des bornes de recharge en Nouvelle-Écosse qu'à Terre-Neuve, selon Brett Favaro (archives).

Photo : iStock

La situation pour les propriétaires de voitures électriques peut encore beaucoup évoluer d’ici cinq ans, souligne-t-il, car les infrastructures actuelles ne datent que de quelques années alors que celles consacrées aux voitures à essence sont le fruit d’un siècle de développement.

Il invite les propriétaires de voitures électriques à consulter des sites internet pour savoir où se trouvent les bornes de recharge et planifier leurs déplacements.

Le biologiste conseille aussi aux propriétaires d’hôtels et d’autres entreprises à installer dans leur propriété des bornes de recharge. Une borne de niveau 2 ne coûte que de 800 $ à 1000 $ et les voyageurs s’en serviraient pour recharger leur voiture électrique durant la nuit, dit-il.

Avec les renseignements de CBC

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