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Des conseillers à Moncton souhaitent le démantèlement d’un campement de sans-abri

Des tentes dans un secteur boisé

Certains conseillers municipaux de Moncton proposent de démanteler le campement qui se trouve près de la rue Albert avant même l'ouverture du nouveau refuge pour sans-abri.

Photo : CBC

Radio-Canada

Plusieurs conseillers municipaux de Moncton, au Nouveau-Brunswick, appuient l’idée de démanteler un campement de fortune où vivent environ 40 personnes en ce moment.

Le campement se trouve à moins de 1 km de l’endroit prévu pour le futur nouveau refuge de l’organisme Maison Nazareth. Les autorités municipales ont permis le maintien du campement jusqu’à l’ouverture du refuge. Elles y ont installé des toilettes portables et organisé la collecte des ordures et un service de sécurité.

Des conseillers municipaux disent recevoir des plaintes provenant de résidents et d’entreprises établies à proximité et ressentir le besoin d’agir même avant l’ouverture du nouveau refuge.

Le sujet a fait l’objet d’une discussion pendant une heure, lundi, durant la réunion d’un comité municipal.

Nous voulons que tous les membres de la communauté soient en sécurité. C'est notre but, a déclaré la mairesse Dawn Arnold. Elle a dit croire qu’il faut passer au nettoyage des lieux.

L’opinion publique a complètement changé, selon Mme Arnold, depuis les critiques lancées en novembre dernier lorsque les autorités municipales ont démantelé un campement similaire près de la rue Main Ouest.

Le conseil municipal peut discuter du moment où le campement sera démantelé et non simplement de la possibilité de le démanteler, estime le conseiller Blair Lawrence. Il a demandé une liste des dépenses municipales liées au campement.

La Ville de Moncton dépense environ 30 000 $ par mois pour certaines choses, dont le service de sécurité sur les lieux du campement, a précisé la directrice des loisirs, Jocelyn Cohoon. La Municipalité demandera probablement l’appui financier du provincial, selon elle.

Un plan de rechange en préparation

Des employés municipaux ont dit aux conseillers qu’ils préparent un plan B pour aider les personnes sans-abri si l’hiver approche avant l’ouverture du nouveau refuge. Le travail de planification a commencé en juillet lorsqu’il est devenu évident que le refuge n’ouvrirait pas à la date prévue, qui était le 1er août, a précisé Mme Cohoon.

Les autorités municipales ont confirmé lundi que la Maison Nazareth n’avait pas encore demandé un permis pour le refuge en question.

Le directeur de la Maison Nazareth, Jean Dubé, a déclaré la semaine dernière qu’il n’était pas au courant des règlements auxquels le refuge doit se conformer avant d’ouvrir.

Jean Dubé s'adresse aux conseillers municipaux dans leur salle de réunion.

Le directeur de la Maison Nazareth, Jean Dubé, a dit au conseil municipal la semaine dernière qu'il ne croyait pas qu'un plan de rechange est nécessaire au cas où le nouveau refuge ne serait pas prêt avant l'hiver.

Photo : CBC/Shane Magee

Jean Dubé a déclaré qu'un gestionnaire de projet et un architecte ont été embauchés afin de préparer les plans. Une ordonnance du prévôt des incendies empêche l’ouverture du refuge avant l’approbation des plans.

M. Dubé a écarté, la semaine dernière, l’idée qu’un plan de rechange est nécessaire. Je ne vois aucune raison pour cela, a-t-il affirmé.

Des conseillers ont exprimé une frustration à ce sujet lundi. Un plan de rechange est assurément nécessaire, selon la conseillère Susan Edgett.

« Plus tôt que tard  », espère un autre conseiller

Le conseiller Charles Léger était plus optimiste. Il a dit croire que le refuge ouvrira ses portes plus tôt que tard.

Il n’y a pas d’échéancier précis, mais la Municipalité garde espoir que le nouveau refuge de la Maison Nazareth ouvrira avant qu’un autre soit nécessaire, a indiqué Jocelyn Cohoon.

Un ancien édifice commercial recouvert de tôles ondulées

La Maison Nazareth comptait ouvrir son nouveau refuge le long de la rue Albert le 1er août, mais il lui reste encore à régler certaines choses.

Photo : CBC/Shane Magee

Il est difficile de prédire combien de personnes parmi les 127 qui vivent dans la rue iront dans le nouveau refuge lorsqu’il sera ouvert, a-t-elle expliqué. Un certain nombre de personnes ont exprimé une préoccupation au sujet des règles sévères qui étaient en vigueur dans les refuges actuels de la Maison Nazareth (rue Clark) et de l’organisme Harvest House (rue High.)

La Municipalité n’a reçu que des bribes d’information de la Maison Nazareth quant aux règles qui seront en vigueur dans le nouveau refuge, et elle n’a pas encore reçu un plan qui l’aiderait à déterminer combien de personnes comptent le fréquenter, selon Jocelyn Cohoon.

Le ministère du Développement social est convaincu que la Maison Nazareth relèvera ces défis et ouvrira bientôt le nouveau refuge, selon la porte-parole Abigail McCarthy.

D’après un reportage de Shane Magee, de CBC

Nouveau-Brunswick

Politique municipale