•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vaccination obligatoire : les consultations publiques commencent mardi

L'Organisation mondiale de la santé estime que l'hésitation à la vaccination est l'une des plus importantes menaces à la santé publique dans le monde.

Le projet de loi 39 rendrait la vaccination obligatoire chez les élèves du Nouveau-Brunswick, à moins d'une exemption médicale.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Mardi débute une consultation publique de trois jours au Nouveau-Brunswick sur le projet de loi 39. Plusieurs professionnels de la santé et d’autres intervenants doivent témoigner pour faire valoir leur position quant à la vaccination obligatoire chez les élèves de la province.

Le projet de loi 39 exigera, si adopté, que les élèves fréquentant une école publique ou une garderie éducative agréée au Nouveau-Brunswick produisent soit une preuve d’immunisation, soit une exemption médicale au moyen d’un formulaire signé par un professionnel de la santé. Il vise aussi à supprimer les exemptions non médicales en matière de vaccination.

Mardi, mercredi et jeudi, le Comité permanent de modification des lois de l’Assemblée législative doit entendre les arguments des deux côtés de la médaille en ce qui concerne le projet de loi.

Plusieurs organismes reconnus et professionnels de la santé seront entendus lors de ces audiences. Le président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, le Dr Serge Melanson, la médecin-hygiéniste en chef de la province, la Dre Jennifer Russell, et le défenseur des enfants, des jeunes et des aînés, Normand Bossé, témoigneront au cours de ces consultations.

Le directeur général de l’Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick, Paul Blanchard, sera également de la partie. Son association a d’ailleurs appuyé la vaccination obligatoire. Dans une déclaration publiée plus tôt ce mois-ci, la société médicale de la province a aussi affirmé appuyer les changements proposés par le projet de loi 39.

L’immunisation contre les maladies transmissibles est importante pour tout le monde, y compris ceux qui ont une exemption médicale qui les empêche d’obtenir un vaccin. Lorsque de vastes groupes de gens sont vaccinés, ils créent une immunité collective. En d’autres mots, la vaccination contre des maladies comme la rougeole aide à protéger tout le monde, avait déclaré le Dr Melanson par communiqué.

Plusieurs organismes et personnes qui s'opposent à la vaccination obligatoire participeront aussi à la consultation publique. C’est le cas de Dena Churchill, une ancienne chiropraticienne de la Nouvelle-Écosse.

Mme Churchill a été accusée par son organisation professionnelle de 15 fautes graves et de conduite indigne d’une chiropraticienne. Les allégations se rapportaient à des théories concernant la vaccination et l’immunisation, deux sujets qui sont hors du champ de compétence de la chiropractie.

Le Collège des chiropraticiens de la Nouvelle-Écosse l’a condamnée à payer une amende de 100 000 $.

Mme Churchill a par ailleurs fermé sa pratique en plus d’avoir reconnu plus tôt cette année qu’elle était professionnellement incompétente, et que cette incompétence découlait d’une incapacité mentale. Elle compte aussi, d’après sa page Facebook, mener une manifestation durant les audiences.

Le ministre de l'Éducation Dominic Cardy lors d'un point de presse

Le ministre de l'Éducation Dominic Cardy demande aux parents d'élèves de les faire vacciner.

Photo : Radio-Canada

Les consultations publiques sur la vaccination obligatoire au Nouveau-Brunswick s’ouvriront sur une allocution du ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy.

Ce dernier a rappelé lundi que les militants antivaccins peuvent menacer la santé des personnes les plus vulnérables.

On parle ici de protéger les enfants avec un système immunitaire affaibli. Il y a un petit pourcentage d'enfants qui ne peuvent pas être vaccinés pour des raisons de santé.

Dominic Cardy, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance

En avril, le ministre avait fait part de sa frustration envers le mouvement antivaccin. Il avait alors demandé aux parents du Nouveau-Brunswick de faire vacciner leurs enfants.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Vaccination