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Québec investit pour aider les entreprises à recruter à l’étranger

Deux hommes qui font du fromage.

À la fin 2018, la Fromagerie Boivin de La Baie embauchait sept travailleurs étrangers à temps plein et une dizaine de façon temporaire.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Radio-Canada

Québec investira près de 55 millions de dollars lors des deux prochaines années pour « faciliter le recrutement et l’intégration à l’emploi des immigrants ». Quelque 21 millions seront consacrés aux démarches de recrutement, alors que le reste servira à mieux intégrer travailleurs.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, estime à 2000 le nombre d’entreprises qui pourront être ainsi « accompagnées » dans leurs démarches de recrutement par le gouvernement. Des emplois à pourvoir dans les secteurs public et parapublic sont aussi concernés.

Ces mesures font partie de la « Grande corvée » une vaste initiative lancée en janvier, dans le cadre de laquelle Québec prévoit des dépenses de 892 millions de dollars sur cinq ans afin de répondre au phénomène de la rareté de la main-d’œuvre.

Quatre mesures destinées au recrutement

Une enveloppe de 20,9 millions de dollars servira à financer quatre mesures spécifiquement destinées à trouver et à attirer les travailleurs, dont trois mesures d’aide financière.

L’une de ces mesures consistera à rembourser environ 50 % des coûts de participation à une mission de recrutement organisée par le gouvernement, à concurrence de 5000 $ par entreprise par mission.

Les entreprises désireuses de recruter à l’étranger sans participer aux missions gouvernementales auront aussi droit à un remboursement pour leurs frais de transport, d’hébergement et de repas à l’étranger. Là encore, Québec est prêt à rembourser 50 % des coûts jusqu’à concurrence de 5000 $.

Une troisième mesure d’aide financière cible directement les travailleurs. Elle prévoit une aide au déménagement pouvant aller jusqu’à 1000 $ par travailleur immigrant.

La quatrième mesure consiste à assurer l’admissibilité des travailleurs étrangers temporaires, de même que celle de leurs conjoints, à la totalité de l’offre des services publics d’emploi.

« Les travailleurs étrangers temporaires qui viennent ici conformément aux règles prévues par le programme fédéral pourront bénéficier [de ces] mesures », a indiqué le ministre Boulet.

Bonification de deux programmes existants

Le gros de l’investissement du gouvernement, soit 33,9 millions de dollars, sera directement injecté dans deux programmes déjà en place : le Programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles (PRIIME) et le Programme d’intégration en emploi de personnes formées à l’étranger référées par un ordre professionnel (IPOP).

Ces bonifications ont notamment pour but d'accroître la subvention salariale versée à un employeur qui embauche un immigrant ou un représentant d’une minorité visible. Québec subventionnait jusqu’à présent 50 % du salaire brut de l’employé. Ce sera désormais 70 %.

Notons que ces programmes prévoient que cette subvention peut être accordée pour une période allant jusqu’à 52 semaines, selon les besoins et les difficultés des travailleurs et les exigences de l’emploi.

« Le recrutement de travailleurs étrangers temporaires est une option vers laquelle de plus en plus d’entreprises se tournent », a souligné le ministre Boulet.

Selon les données recueillies par son ministère, 42 % des employeurs « ont envisagé ou sont intéressés » par le recrutement de personnel « à l’extérieur de leur territoire ».

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