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L'Assemblée des Premières Nations préoccupée par les feux de forêt au Brésil

Les feux de forêt en Amazonie et au Brésil préoccupent l'Assemblée des Premières Nations.

Les feux de forêt en Amazonie et au Brésil préoccupent l'Assemblée des Premières Nations.

Photo : AFP / Getty Images / Joao Laet

Radio-Canada

Après le premier ministre du Canada, c’est maintenant au tour du chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN) de prendre position en faveur de la sauvegarde de l’Amazonie.

Perry Bellegarde s’est inquiété, dimanche, des feux de forêt qui ravagent actuellement le Brésil et plus particulièrement l’Amazonie, les plus dévastateurs des dernières années.

M. Bellegarde exige ainsi que « le Brésil et tous les pays prennent des mesures immédiates pour mettre fin aux feux de forêt dévastateurs en Amazonie ». Le chef national de l’APN exige aussi que « tous les chefs des partis fédéraux au Canada s'engagent à collaborer avec les Premières Nations à l'échelle nationale pour s'attaquer à la crise climatique en prenant des mesures précises avec des objectifs mesurables ».

Le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, s'adressant à une foule depuis un podium.

Perry Bellegarde

Photo : The Canadian Press / Stephen MacGillivray

« En Amazonie, ainsi que dans nos terres, la destruction climatique menace directement la vie, les droits et les territoires des peuples autochtones », est-il écrit dans le communiqué.

Vendredi, le premier ministre Justin Trudeau a emboîté le pas au président de la France, Emmanuel Macron, après les mots durs de ce dernier envers le pouvoir brésilien.

M. Macron accuse notamment le président Jair Bolsonaro d'avoir menti sur ses engagements climatiques et lui reproche son inaction face au changement climatique, y compris sur les incendies.

« Je suis tout à fait d’accord […]. Nous devons agir pour l'Amazonie et notre planète – nos enfants et petits-enfants comptent sur nous », a tweeté M. Trudeau, vendredi.

« [Les changements climatiques] sont littéralement une question de vie ou de mort. C'est urgent. Les Premières Nations sont prêtes à collaborer avec tous les gouvernements afin d'agir maintenant », a pour sa part déclaré M. Bellegarde.

Les derniers chiffres publiés samedi soir par l'Institut national de recherche spatiale (INPE) brésilien font état de 79 513 feux de forêt depuis le début de l'année au Brésil, dont un peu plus de la moitié en Amazonie.

« C’est l’œuvre du capitalisme »

L’APN n’est pas le seul organisme autochtone à s’intéresser à ce qui se passe en Amazonie.

Dans une tribune publiée sur le site de FranceInfo, le Grand conseil coutumier des peuples amérindiens et bushinengé, qui représente et défend les intérêts des peuples amérindiens et bushinengé de Guyane, blâme notamment le capitalisme et l’« extractivisme » pour les feux de forêt en cours.

« Ce ne sont pas de simples feux, c’est l’œuvre du capitalisme, peut-on lire dans cette tribune. Le feu n’est pas le seul danger qui menace ou qui détruit l’Amazonie. L’extractivisme a sa grande part de responsabilité. »

Le Grand conseil égratigne aussi au passage le président français. « Nous sommes dans l’étonnement face au positionnement du président Emmanuel Macron qui consiste à dénoncer la destruction de l’Amazonie brésilienne ou bolivienne mais qui parallèlement attribue 360 000 hectares de forêt aux multinationales minières, en Guyane, en Amazonie française. »

Feux de forêt

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