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Des drones au service de la recherche sur la santé des baleines

Un petit drone à quatre hélices survole une baleine à la surface de la mer.

Le drone s'approche suffisamment des baleines noires pour prélever des échantillons du mucus qu'elles expulsent par leur évent.

Photo : Liam Olders Aerial

Radio-Canada

Des chercheurs emploient des drones pour étudier la baleine noire de l'Atlantique Nord dans le golfe du Saint-Laurent dans le cadre d'une mission scientifique.

Plus d'une dizaine de chercheurs de Pêche et Océans Canada souhaitent trouver des pistes de solution afin de mieux protéger ce mammifère marin en difficulté.

Ils travaillent à bord du Coriolis II, un navire entièrement consacré à la recherche scientifique et qui appartient à l'Université du Québec à Rimouski.

Les scientifiques sillonnent le golfe pendant un mois à la recherche des baleines noires. Leur drone a photographié un groupe d’une dizaine de baleines, soit 2 % de leur population mondiale.

Les baleines soufflent à la surface de la mer.

Un groupe de baleines noires de l'Atlantique Nord photographiées dans le golfe du Saint-Laurent avec un drone et aux fins de recherche scientifique.

Photo : Ministère des Pêches et des Océans du Canada

Les drones s'approchent tout près des baleines. Ils arrivent à prélever des échantillons du mucus qu’elles soufflent dans les airs.

Les échantillons seront analysés, explique le chercheur Andrew Wright. Les scientifiques vont ainsi mesurer les taux d'hormones du mammifère marin et connaître, entre autres, son niveau de stress.

Les champs d'expertise des chercheurs sont variés. Certains s’intéressent aux hydrocarbures, d’autres au plancton, la nourriture des baleines noires.

L'objectif ultime de la mission, c'est de bien décrire l'habitat de la baleine noire. Une des hypothèses principales qu'on a effectivement, c'est alimentation de la baleine, indique le biologiste et océanographe Marc Ringuette.

Lors des deux premières semaines, la mission s'est concentrée sur un secteur du sud du golfe très fréquenté par la baleine noire, probablement attirée par de la nourriture.

On pense qu'il y a certaines zones où le zooplancton, les copépodes et le krill sont en abondance suffisante pour maintenir ces populations-là de baleine, précise Marc Ringuette.

Le navire amarré au quai.

Le Coriolis II a récemment fait escale, à Dalhousie, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Pour comparer les données recueillies, les deux dernières semaines de travail seront concentrées dans des zones moins fréquentées, ajoute la chercheuse Catherine Johnson.

Plusieurs mois seront nécessaires pour entièrement analyser les informations obtenues lors de ces recherches, estime Mme Johnson.

Ultimement, on espère être capable de mieux diriger les gens pour mettre des mesures en place pour mieux protéger cette espèce-là, conclut Marc Ringuette.

Les pêcheurs ont probablement hâte eux aussi de connaître les résultats de ces recherches.

D’après un reportage de Serge Bouchard

Nouveau-Brunswick

Protection des espèces