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Grève à l’usine de chocolat Barry Callebaut de Saint-Hyacinthe

Une vue de l'usine de Saint-Hyacinthe.

Les 365 employés syndiqués de la plus grande usine de chocolat au Québec sont en grève pour 36 heures.

Photo : Capture d'écran - Google Street View

Radio-Canada

Les employés de la plus grande usine de chocolat au Québec ont déclenché dimanche une grève de 36 heures.

Jugeant trop lent le rythme des négociations, les 365 employés syndiqués de l’usine Barry Callebault à Saint-Hyacinthe avaient, il y a quelques semaines, voté à 95 % pour le déclenchement d’une grève au moment jugé opportun.

Notre employeur se cache derrière le centre de décision de Chicago et refuse de s'avancer sur des demandes importantes comme l'embauche de plus de personnel ou l'affichage systématique de tous les postes, a déclaré par voie de communiqué de presse, Roland Piché, président du Syndicat des salariés de Barry Callebaut Canada, affilié à la CSN.

Malgré plusieurs rencontres de négociation, la question des salaires n’a pas encore été abordée.

Par courriel, Jeff Pfalzgraf, vice-président des opérations et de l'approvisionnement de la branche américaine de Barry Callebaut, assure être en constante communication avec l’équipe de Saint-Hyacinthe et soutient ses efforts pour en arriver à une entente bénéfique pour les parties.

Il précise, en outre, que si la question des salaires n’a pas été abordée jusqu'ici, c’est parce que le syndicat n’a pas encore déposé ses demandes et que ces dernières ne pourront être évaluées qu’à la vue de la liste complète des demandes syndicales.

Le syndicat affirme que la filiale nord-américaine de l’entreprise suisse bénéficie pourtant d’une conjoncture économique favorable en raison de la faiblesse du dollar canadien et du nouvel Accord Canada–États-Unis–Mexique, qui devrait permettre, d’ici un an, au Canada d'exporter aux États-Unis une plus grande quantité de produits contenant du sucre sans aucun tarif douanier.

La direction de l'entreprise affirme, au contraire, que plus de 90 % de ses achats de matières premières sont libellées en dollars américains.

Le syndicat soutient néanmoins que, dans un contexte économique florissant et face à la pénurie de main-d’œuvre, l’entreprise devrait plutôt travailler à rendre ses conditions de travail plus attractives.

La convention collective est échue depuis le 30 juin.

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