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Le Bloc québécois lance sa précampagne sous le thème de l’économie

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, s'exprime durant le lancement à Montréal de la précampagne de la formation souverainiste, le dimanche 25 août 2019.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que le Parti populaire du Canada a lancé dimanche sa campagne nationale en Beauce, le Bloc québécois a tenu de son côté un rassemblement de précampagne à Montréal, un événement qui a réuni quelque 350 militants.

Ce premier rassemblement avant le lancement officiel de la campagne électorale fédérale s’est déroulé au centre communautaire Roussin à Pointe-aux-Trembles, dans le fief du député Mario Beaulieu, ancien chef du parti, aujourd'hui dirigé par Yves-François Blanchet. Ce dernier est arrivé en compagnie d’une poignée de candidats bloquistes et de Gilles Duceppe, venu prêter main-forte.

Il y a une excitation assez particulière parce que j’ai déjà quelques tours du Québec de faits, a déclaré Yves-François Blanchet, qui espère faire élire un « plancher » de 20 candidats au scrutin du 21 octobre.

On commence à rentrer dans un véritable rythme de campagne, une fébrilité de vraie campagne. Pour moi, c’est complètement nouveau comme expérience. C’est stimulant.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Pour M. Duceppe, dont le fils, Alexis Brunelle-Duceppe, se présente pour le Bloc québécois au Lac-Saint-Jean, une représentation du mouvement souverainiste à Ottawa est toujours nécessaire.

Il est important que toutes les opinions soient exprimées dans les instances démocratiques, a-t-il dit. C’est bon aussi au Canada qu’il y ait un autre son de cloche que celui des libéraux, des conservateurs, du NPD ou des verts.

Des discours à saveur économiques

Le patron de Québecor, Pierre Karl Péladeau, était également présent, lui qui a été chef du Parti québécois pendant moins d'un an. Il en a profité pour tirer à boulets rouges sur la vente prochaine de Transat à Air Canada, deux jours après que les actionnaires eurent donné leur feu vert.

M. Péladeau dit avoir accepté l'invitation du chef, Yves-François Blanchet, pour prononcer un discours cette fois-ci, mais ne ferme pas la porte à s'impliquer pour le Bloc. Il évaluera son rôle dans la campagne fédérale « au fur et à mesure », a-t-il dit.

Devant les militants bloquistes, M. Péladeau a déclaré que, « dorénavant », il se consacrerait à garder les sièges sociaux québécois dans la province.

L'homme d'affaires n'a pas non plus manqué d'écorcher le premier ministre du Québec et ex-PDG d'Air Transat, François Legault, qui n'aurait pas levé « un seul petit doigt » pour s'opposer à la prise de contrôle de la compagnie aérienne par Air Canada.

Notre dossier Élections Canada 2019

Le gouvernement Trudeau critiqué

Le seul parti souverainiste à Ottawa compte mettre de l'avant l'importance de concilier la « création de richesse et l'environnement » au cours de la prochaine campagne électorale, un thème que M. Péladeau dit approuver complètement.

De l'avis de M. Blanchet, le Bloc doit faire « rêver les gens » avec un projet de société vert tout en contribuant au « nationalisme économique ».

Ce n'est pas une job de curé qui punit le monde, l'environnement, a soutenu M. Blanchet. C'est un modèle économique. C'est une façon de créer de la richesse au Québec avec nos centres de recherche, avec nos richesses naturelles, avec notre énergie propre, avec notre ingénierie.

Dans son discours, le chef a aussi lancé plusieurs attaques au gouvernement Trudeau, en l'accusant de brandir des engagements promis depuis longtemps à l'aube des élections pour s'attirer des votes. « C'est une prise d'otage », a répété le chef bloquiste.

Il a cité en exemple l'aide promise aux médias ou encore les chèques promis avant la fin de l'année pour les producteurs agricoles du Québec pour compenser les pertes dues aux accords commerciaux internationaux.

De son côté, le candidat dans Honoré-Mercier, Jacques Binette, convient que les dernières années ont été difficiles pour le Bloc avec les crises sous le leadership de l'ex-chef Martine Ouellet.

M. Binette a confié qu'il sent lui aussi un vent d'optimisme pour les bloquistes en 2019. Il croit que son parti pourra rallier les souverainistes de tous horizons et les électeurs déçus par les autres partis sur la scène fédérale.

Avec les informations de Michel Marsolais

Avec les informations de La Presse canadienne

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