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Maxime Bernier ne tient rien pour acquis en Beauce

Maxime Bernier lors du lancement de campagne nationale du Parti populaire du Canada, en Beauce.

Maxime Bernier a lancé la campagne nationale de son parti chez lui, en Beauce.

Photo : Radio-Canada

David Rémillard

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, s'est rendu chez lui en Beauce, aujourd'hui, pour lancer la campagne nationale de sa nouvelle formation en vue des élections fédérales du 21 octobre. Le principal intéressé admet que rien n'est acquis pour son propre siège et qu'il devra trouver l'équilibre entre sa tournée nationale et son travail de terrain.

Maxime Bernier a prononcé un discours dimanche matin devant quelques centaines de partisans réunis à Sainte-Marie.

Il s'est présenté comme la solution de rechange tant attendue aux vieux partis fédéraux, du pareil au même selon lui.

Le député de Beauce, qui a claqué la porte du Parti conservateur du Canada l'an dernier, a décoché ses premières flèches contre son ancienne formation politique, avec laquelle il a été élu pour la première fois en 2006.

Il a qualifié le Parti conservateur de moralement et intellectuellement corrompu. On n'a plus besoin de le nommer, les gens savent quel est le parti, a-t-il ajouté.

Lors de sa démission, survenue un an après sa défaite lors de la course à la chefferie du parti, M. Bernier avait dénoncé un Parti conservateur frileux, trop près des politiques des libéraux.

M. Bernier estime que le Parti populaire Canada, qui présentera des candidats dans toutes les circonscriptions du pays, propose des principes clairs et des politiques audacieuses.

Après avoir parcouru le pays et rencontré des milliers de Canadiens, je peux vous dire qu'il y a de l'appétit pour notre alternative

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

Adversaire de taille

Maxime Bernier, originaire de Saint-Georges, devra cependant faire face à un adversaire de taille s'il veut maintenir son siège à la chambre des Communes à Ottawa.

Les conservateurs d'Andrew Scheer font appel à Richard Lehoux, qui a été dirigeant de la Fédération québécoise des municipalités. M. Lehoux est également un ancien producteur laitier et a été maire de Saint-Elzéar pendant 19 ans.

L'un des défis de Maxime Bernier sera d'assurer une présence sur le terrain dans sa circonscription, même s'il est appelé à parcourir le pays pour appuyer des candidates et des candidats.

Je peux marcher et mâcher de la gomme en même temps, a-t-il dit à ce sujet, admettant qu'il ne serait pas en Beauce pour les 35 jours de la campagne électorale.

Je vais passer beaucoup de temps en Beauce parce que je ne prends rien pour acquis

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

Des Beaucerons déchirés

Selon Richard Lehoux, rencontré dimanche, Maxime Bernier demeure un homme politique reconnu pour les Beaucerons, mais il estime que ces derniers se questionnent aujourd'hui sur les valeurs véhiculées par son nouveau parti.

J'ai toujours cru que les Beaucerons étaient davantage conservateurs, qu'ils étaient plus à droite. Mais je ne crois pas que les gens de la Beauce se reconnaissent de l'extrême droite, a-t-il dit à propos du Parti populaire.

M. Lehoux pense que les Beaucerons devront faire un choix entre le Parti conservateur et la famille Bernier, connu des Beaucerons depuis Gilles Bernier, père de Maxime, qui a été député conservateur et indépendant, de 1984 à 1997.

Les gens sont déchirés entre la famille Bernier et l'appartenance conservatrice, a-t-il observé sur le terrain. Richard Lehoux se positionne comme étant le porteur de la tradition conservatrice en Beauce.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

Québec

Politique fédérale