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Des clients sans nouvelles de leurs achats avec la fermeture de Meubles Réal Levasseur

Un camion de Meubles Réal Levasseur

Des camions de livraison de Meubles Réal Levasseur font partie des objets vendus à l'encan Jean D'Amour.

Photo : Facebook/Encan Jean D'Amour

Miriane Demers-Lemay

Après plusieurs semaines d’attente, plusieurs clients se plaignent de n’avoir jamais reçu des meubles achetés à Meubles Réal Levasseur. Ils disent être sans nouvelles de l’entreprise qui a, depuis, fermé ses portes à Rivière-du-Loup et Pohénégamook.

Alors que les derniers meubles de l’entreprise sont vendus aux enchères aux Encans Jean D’Amour, plusieurs clients se sont questionnés, sur les réseaux sociaux, sur la bonne foi de l'entreprise.

C’est le cas de Chantal Rioux. J’ai l’impression que je me suis fait avoir, que je ne verrai jamais la couleur de mon matelas, raconte celle qui en a fait l’achat le 19 juillet et qui n’a pas de nouvelles de la livraison depuis.

La Louperivoise explique qu’elle a appelé plusieurs fois le magasin, sans réponse ni retour d’appels. Après quelques semaines, elle a aperçu une affiche de fermeture sur la succursale du magasin à Rivière-du-Loup, puis une annonce de la tenue de l’encan sur les réseaux sociaux.

Ils ne nous ont jamais appelés, déplore celle qui attendait la livraison de son matelas moins de deux semaines après son achat.

Après des mois d’attente, Jocelyn Guimont et sa conjointe ont fait la route entre Notre-Dame-du-Portage et l'Encan Jean D'Amour à Pohénégamook, samedi, pour savoir ce qui était advenu de leur dépôt de garantie pour l’achat d’un fauteuil, laissé à Meubles Réal Levasseur le 17 avril. Ils y ont croisé une vingtaine de clients insatisfaits, mais ont toutefois pu récupérer le montant de leur dépôt de garantie après avoir rencontré le président de l'entreprise, relate M. Guimont.

Ce n’est pas une façon de fermer un magasin.

Jocelyn Guimont, client de Meubles Réal Levasseur

Ce n’est pas normal d’aller chercher un dépôt à Pohénégamook, dit-il. Il était de leur responsabilité de nous tenir informés et ils ne l’ont pas fait. C’est extrêmement frustrant.

Il [le propriétaire] s’est caché, ajoute Jocelyn Guimont, qui dit rester avec une certaine méfiance.Ils ne sont pas en situation de faillite. Ils auraient dû nous appeler sur l’état de notre commande.

Meubles

Les derniers meubles de Meubles Réal Levasseur sont vendus à l'Encan Jean D'Amour.

Photo : Facebook/Encan Jean D'Amour

Jessica Beaulieu faisait également partie du nombre de clients qui se sont déplacés à Pohénégamook samedi. Après avoir acheté un matelas de plus d’un millier de dollars le 11 juillet, elle a tenté de rejoindre l’entreprise par téléphone, puis s’est rendue en magasin, où on lui a promis une livraison la semaine suivante, raconte-t-elle.

Après avoir rencontré le propriétaire de Meubles Réal Levasseur à l'encan, elle se dit maintenant rassurée de recevoir son matelas. Selon elle, le propriétaire lui a expliqué que le fournisseur n’avait pas été en mesure de fabriquer à temps les matelas, vendus en plus grand nombre que prévu par l’entreprise juste avant sa fermeture.

Elle déplore toutefois de n’avoir pas reçu de lettre ou de rappel pour expliquer la situation, auquel cas elle aurait évité de se déplacer jusqu’à l’encan pour avoir des réponses.

Sur les réseaux sociaux, les clients indiquent s'être butés à des boîtes vocales pleines et ne pas avoir de retour de l’entreprise sur leurs achats. Samedi, les boîtes vocales de la succursale de Pohénégamook et du numéro sans frais étaient effectivement saturées.

Le numéro de téléphone de la succursale de Rivière-du-Loup n’est plus en service. Le propriétaire de l’entreprise, Yves Levasseur, n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue.

Dans un message sur Facebook, les Encans Jean D’Amour ont précisé qu’ils n’étaient pas responsables des ventes des biens vendus antérieurement par l’entreprise. L'ex-député et président de l’encan, Jean D’Amour, dit que l’entreprise lui a assuré que tous les biens achetés seront livrés au cours des trois prochaines semaines.

L’Office de la protection du consommateur dit ne pas être en mesure de commenter la situation pour le moment, mais invite les consommateurs qui se sentent lésés à porter plainte auprès d’elle.

Avec la collaboration d'Édith Drouin

Bas-Saint-Laurent

Consommation