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Un bilan positif de La Grande Vague

Un nageur se déplace sous les regards de ses coéquipiers qui se trouvent à bord d'un petit bateau.

L'épreuve a fait l'objet d'une surveillance étroite.

Photo : Radio-Canada / Flavie Villeneuve

Radio-Canada

Le triathlète Pierre Lavoie vogue constamment d’un projet à l’autre. Sa plus récente initiative, qui a été nommée La Grande Vague, a pris fin de manière positive samedi soir.

Il s’agissait là d’un parcours à relais de près de 60 kilomètres reliant La Baie à L’Anse-Saint-Jean.

Au total, 30 nageurs, qui avaient été divisés en six équipes, avaient accepté de se lancer à l’eau.

Juste avant de s’immerger dans la rivière Saguenay en début de matinée, ces athlètes étaient bien conscients qu’ils s’embarquaient dans une aventure promettant d’être riche en rebondissements.

À ce moment, ils calculaient qu’ils pourraient mettre de 14 à 16 heures pour atteindre leur destination.

Ils réalisaient aussi qu’ils se retrouveraient dans un cours d’eau dont la température serait frigorifique par moments.

De plus, ils savaient pertinemment que la marée allait leur nuire en les contraignant à faire momentanément du surplace.

Être en eau libre, c’est toujours rempli d’imprévus. Par contre, en étant cinq [participants par équipe], il était possible de les combattre, a soutenu M. Lavoie.

Ce dernier a ajouté qu’au départ, les nageurs avaient eu tendance à se laisser emporter.

Il a fallu corriger cette stratégie. Au départ, le rythme était trop vite pour rien, a-t-il constaté.

Après une matinée effrénée, les athlètes avaient effectué une pause à Sainte-Rose-du-Nord sur l’heure du lunch.

Pierre Lavoie accorde une entrevue.

Au moment de la pause du midi, Pierre Lavoie était visiblement satisfait.

Photo : Radio-Canada

La bonne humeur et l’optimisme étaient alors au rendez-vous.

Il faut dire qu’une franche camaraderie avait déjà eu le temps de s’installer entre les participants.

Par la suite, cet esprit de corps a été indispensable.

La froideur de l'eau a, en effet, mis la résistance des nageurs à rude épreuve.

Faisant fi de cette difficulté, ils ont tous atteint L'Anse-Saint-Jean.

Les plus rapides d'entre eux sont arrivés vers 23 h alors que les plus lents ont atteint cette municipalité peu avant minuit.

À l'approche de leur destination finale, ils ont pu compter sur un point de repère bien particulier.

Une tour d'Hydro-Québec avait été illuminée spécialement pour les aider à progresser dans le noir.

Un nageur nage dans la rivière Saguenay escorté par une embarcation nautique.

Les nageurs ont dû affronter l'eau froide de la rivière Saguenay pendant 60 kilomètres.

Photo : Radio-Canada / Flavie Villeneuve

Une autre version possible

Devant le succès rencontré par La Grande Vague, son initiateur songe déjà à reconduire cette épreuve de natation.

Par contre, si ce scénario devait se concrétiser, la formule serait probablement différente.

L'événement pourrait, par exemple, s'échelonner sur trois jours au lieu d'une seule journée.

Ainsi, des athlètes de différents calibres auraient la chance d'y participer.

Saguenay–Lac-St-Jean

Natation