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Des municipalités de l'est ontarien désavantagées par le système de loterie du cannabis

Des échantillons de cannabis dans des présentoirs.

Il y a actuellement 24 magasins vendant du cannabis qui possèdent une licence en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Lyzaville Sale

Radio-Canada

Des maires de l'est ontarien se sentent défavorisés par rapport aux plus grandes municipalités en ce qui a trait à l'octroi de permis d'exploitation pour les commerces de cannabis, en raison de la taille de leur population.

La Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO) a dévoilé plus tôt cette semaine les 42 gagnants de sa deuxième loterie visant à octroyer des permis d’exploitation pour des commerces de cannabis.

Au deuxième tour, le nombre de municipalités admissibles avait été élargi et ne tenait plus compte d'une contrainte relative à la taille de leur population. Mais encore une fois, aucun des gagnants ne provient de la région de l’est de l’Ontario.

On réalise qu’il y a plus de gens dans les plus gros centres qui veulent ouvrir ce genre de commerce là, fait remarquer la mairesse de Hawkesbury, Paula Assaly.

Les chances que leur nom [celui des candidats des plus grandes villes] soit tiré de la loterie sont beaucoup plus élevées que dans les plus petits centres.

Paula Assaly, mairesse de Hawkesbury

Cette dernière dit vouloir attendre le résultat de la troisième vague de loterie avant de décider si elle fera des recommandations pour améliorer le système de la CAJO.

Le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, se sent aussi désavantagé par rapport aux plus grandes municipalités. Malgré tout, il reste optimiste et croit que la prochaine loterie pourrait lui être favorable.

L’année prochaine, il devrait y avoir plus de permis qui vont se donner et il y a de bonnes chances d’avoir un magasin chez nous.

Guy Desjardins, maire de Clarence-Rockland

Quant à lui, le maire de Russell, Pierre Leroux, ne voit pas de problème majeur, principalement parce que les consommateurs de cannabis peuvent s’approvisionner via internet.

Si quelqu'un n’est pas à proximité d’un magasin comme tel, un ou deux clics et c’est commandé en ligne. Je ne pense pas que c’est un gros enjeu, affirme-t-il en entrevue.

Il indique cependant que la venue d'un tel commerce pourrait être une bonne chose pour la région, puisqu'il viendrait offrir un choix supplémentaire aux résidents, le choix d'acheter en boutique.

Avec les informations de Yasmine Mehdi

Ottawa-Gatineau

Cannabis