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Sommet du G7 : un premier tête-à-tête entre Justin Trudeau et Boris Johnson

Le premier ministre Justin Trudeau serre la main du premier ministre britannique Boris Johnson au sommet du G7 à Biarritz, en France, le 24 août 2019.

Photo : Reuters / Stefan Rousseau

Radio-Canada

Établir un consensus sur le libre-échange et renforcer les liens commerciaux du Canada avec ses partenaires du G7, telles sont les priorités du premier ministre, Justin Trudeau, pour le Sommet de Biarritz, lors duquel il a rencontré pour la première fois son homologue britannique, Boris Johnson.

La rencontre a eu lieu samedi, avant le début officiel du sommet des sept puissances économiques mondiales.

On s'attendait à ce que les deux dirigeants discutent de l'avenir des relations commerciales entre leurs pays après l'éventuel Brexit, dont la date est établie pour le moment au 31 octobre. Il s'agissait de la première rencontre officielle entre les deux chefs de gouvernement depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau premier ministre britannique, en juillet.

Les Britanniques aimeraient bien que les dispositions de l’Accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe continuent de s’appliquer au Royaume-Uni en attendant qu’un nouvel accord soit négocié un peu plus tard. Ottawa serait d’ailleurs favorable à cette idée, le Royaume-Uni étant l’un des principaux partenaires commerciaux du pays.

Nous devons mettre l'accent sur [ce qui nous rassemble], car je crois que les gens vont nous regarder et penser que nous perdons notre temps dans ce chic hôtel de Biarritz, mais nous allons travailler fort, n'est-ce pas, Justin?

Boris Johnson, premier ministre du Royaume-Uni, en conférence de presse avec Justin Trudeau

Le Canada et le Royaume-Uni sont côte à côte, a assuré Boris Johnson.

Si le premier ministre veut consolider les plans pour une transition commerciale en douceur avec le Royaume-Uni – Londres ne fera plus partie de l'Accord économique et commercial global (AECG) après sa sortie de l'Union européenne –, l'opposition à ce traité se maintient en France parmi les agriculteurs et les écologistes.

M. Trudeau a aussi parlé avec le premier ministre du Japon, Shinzo Abe. Cette rencontre a été l'occasion pour lui de souligner à quel point le nouveau Partenariat transpacifique a renforcé les liens entre les deux pays et de discuter des enjeux de sécurité ainsi que des tensions entre le Japon et la Corée du Nord.

Le premier ministre a semblé se réjouir d'entendre M. Abe dire que tous deux partageaient un partenariat stratégique qui comprend une vision partagée d'un marché indo-pacifique ouvert et libre. Une apparente approbation des efforts du Canada et d'autres pays du G7 d'appuyer une circulation plus fluide des biens et des services, malgré l'approche nationaliste favorisée par le président américain Donald Trump.

Un Sommet sous le signe de la division

L'ambassadrice du Canada en France, Isabelle Hudon, a reconnu qu'il existe une certaine ignorance sur le commerce international en France, mais elle s'est dite encouragée par le nombre croissant d'entreprises françaises qui profitent de l'AECG.

Au Canada, nous sommes plus à l'aise [...] de laisser nos entreprises faire du commerce à l'échelle internationale, et vice-versa, a-t-elle dit.

De son côté, le président français Emmanuel Macron, hôte du Sommet, a minimisé les attentes, évoquant même la possibilité qu'un communiqué final commun ne soit pas publié. Les tensions commerciales, la crainte d’une récession, les guerres tarifaires, les questions environnementales, autant de divisions qui demeurent autour de la table du G7.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a exprimé une certaine urgence en disant que le Sommet était l’une des dernières occasions pour le groupe de tenter de s’unir.

Il y a un changement au sein du G7. Cela étant dit, ce n'est pas une raison pour cesser les conversations.

Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada en France

Un communiqué commun n'est pas l'élément le plus important d'un sommet du G7, argue Mme Hudon. Permettre aux dirigeants du Groupe des Sept de parler librement de différents sujets communs, même s'ils ne parviennent pas à un consensus, est plus important.

Avec les informations de Louis Blouin

Avec les informations de La Presse canadienne

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