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Des ruches pas comme les autres

Six ruches en bois avec en arriève plan le centre-ville d'Edmonton.

Les ruches se trouvent sur le toit d'un édifice en plein milieu de la ville.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’Université MacEwan à Edmonton produit, depuis 2016, son propre miel. Pour ce faire, elle utilise des ruches nouveau genre.

Les ruches Flow Hive sont une invention australienne. Il est possible d’y récolter le miel sans avoir à les ouvrir.

Le processus est plus facile pour l’apiculteur, mais aussi moins agressif pour les abeilles, explique l’inventeur de ces ruches, Stuart Anderson.

Sous l'action d'une simple manivelle, le miel s'écoule d'un robinet.

Du miel s'écoule d'un tuyau fixé à une ruche. Un contenant se trouve sous le tuyau pour amasser le miel.

Le miel des ruches utilisées par l'Université MacEwan peut être récolté directement de celle-ci.

Photo : Radio-Canada

Traditionnellement, il faut attendre la fin de la saison de la production avant de récolter l’entièreté de la ruche. Le nouveau système est très avantageux parce qu’on peut maintenant récolter le miel au fur et à mesure qu’une alvéole est pleine, note l’apiculteur urbain de l’Université MacEwan, Troy Donovan.

Les ruches Flow Hive ont aussi l’avantage de permettre de faire de l’apiculture dans de plus petits espaces, car elles nécessitent beaucoup moins de matériel pour l’extraction du miel ce qui est parfait en mileu urbain note-t-il.

Dans le cas de l’Université MacEwan, les ruches se trouvent sur le toit de l’un de ses édifices au centre-ville d’Edmonton.

Petite révolution

Depuis 2015, Stuart Anderson a vendu son invention, qu’il qualifie de révolutionnaire, à 65 000 clients provenant de 130 pays différents. Souvent, fait-il remarquer, ce sont des gens qui n’ont aucune expérience dans le domaine et qui veulent commencer à produire eux-mêmes leur miel. Chaque ruche coûte entre 800 et 1 000$. 

Des abeilles sur un rayon de miel.

Les apiculteurs peuvent récolter le miel sans avoir à ouvrir la ruche.

Photo : Radio-Canada

Stuart Anderson souligne que ses ruches ont un autre avantage : Instinctivement, les abeilles vont choisir des espaces différents pour chaque sorte de miel. Par exemple, le miel à base de trèfle sera dans une section de la ruche, et celui à base de pissenlits dans une autre. En ayant la chance de pouvoir extraire seulement une partie de la ruche à la fois, il est donc possible d’avoir un miel unique au goût très distinct, explique-t-il.

Les ruches urbaines de l'Université MacEwan font partie de sa volonté d'utiliser davantage de produits locaux dans les services de restauration offerts dans l'établissement postsecondaire.

Depuis le début de la saison, plus de 68 kilos ont été récoltés. L'an dernier, la récolte avait produit un total de 104 kilos de miel.

Avec les informatons de Simon-Pierre Poulin

Alberta

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