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C'est parti pour la Semaine de la Fierté à Moncton !

Une femme lance un sourire à la caméra devant un drapeau multicolore.

C'est samedi matin que la semaine de la Fierté a été officiellement lancée.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hugues

Radio-Canada

Zivi Richard est tout sourire samedi matin, malgré la pluie qui tombe sur la ville de Moncton : c'est enfin le lancement de la semaine de la Fierté.

La présidente de Rivière de la Fierté du Grand Moncton ne pouvait plus attendre, car cette année marque le 20e anniversaire de l’événement à Moncton.

Cette année, l'association LGBTQ+ a misé sur des nouveautés, dont le tout premier espace « queer » acadien.

On va être capable de faire de la mode acadienne queer, donc je pense que ça va vraiment parler à la francophonie LGBT, souligne Mme Richard.

Rivière de la Fierté a même organisé un « Bal deuxième chance », où les jeunes qui n'ont pu assister à leur bal des finissants avec la personne désirée pourront venir s'amuser entourés des leurs.

Ils ont aussi mis sur pieds un espace autochtone, dans le but d'être encore et toujours plus ouverts à la diversité.

Une mascotte de licorne est en premier plan. Derrière elle se tient le défilé de la fierté et flottent plusieurs drapeaux arc-en-ciel.

Le défilé de la Fierté est toujours haut en couleur et apporte des foules, à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Je pense que les gens croient que les défis LGBT sont terminés et que les gens ils peuvent vivre comme ils le veulent, mais ce qu'on ne réalise pas c'est qu'on se fait harceler tous les jours, on se fait questionner. On vit dans un climat très homophobe, partage la présidente.

Elle croit qu'il est toujours nécessaire d'avoir des espaces LGBTQ+ car encore aujourd'hui, il est difficile pour les gens d'être acceptés tels qu'ils sont.

C'est aussi pourquoi, cette année, ils ont non seulement décidé de hisser le drapeau arc-en-ciel, mais aussi le drapeau rose, blanc et bleu dédié aux personnes transgenres.

Une personne tient un papier sur lequel est dessiné le symbole transgenre.

Une personne tient le symbole transgenre

Photo : iStock

Une personne transgenre est une personne qui ne se sent pas à l'aise dans son corps et vit dans un autre genre où ils se sentent plus eux même , explique la jeune femme.

Les réalités trans, plus présentes que jamais?

Zivi Richard remarque que la question de l'identité transgenre prend plus de place qu'auparavant, lors des luttes LGBTQ+. Elle croit que c'est une question qui se fait plus pressante, parce qu'on parle de différences physiques, de ce que voient les gens. 

Le drapeau transgenre est doté de deux bandes bleues, deux bandes rose et une bande blanche au centre.

Le drapeau de la Fierté transgenre a été créé en 1999. Les bandes bleues symbolisent le genre masculin, les bandes roses représentent le genre féminin; et la bande centrale blanche évoque les personnes non binaires.

Photo : Flickr / torbakhopper

Les transgenres sont donc souvent attaqués et harcelés, encore plus, même, que certains de leurs homologues, dit-elle.

Ça coûte des vies aux personnes trans, il y a des répercussions vraiment sévères et sérieuses quand on ne reconnaît pas ces personnes comme elles le sont, dit-elle.Maintenant qu'on est plus confortable avec le LBG, on veut se concentrer davantage sur le T, du genre, du corps.

Il y a 38 ans, à Moncton…

Les organisateurs ont préparé le lancement officiel de la semaine de la Fierté dans le parc du Centenaire. Ils ont arrêté leur choix sur cet endroit pour une raison bien précise.

Il y a près 38 ans, en 1981, la ville de Moncton et ses citoyens avaient refusé d'avoir un pique-nique pour les personnes LGBTQ+ ici, au parc Centenaire. Ils avaient même passé des lois pour empêcher les personnes LGBTQ+ de se rassembler, et les citoyens étaient venus au parc avec des bâtons de baseball, raconte Zivi Richard.

Des hommes déguisés en femme saluent une foule dans les rues de Vancouver lors du défilé de la fierté gaie de Vancouver en 1985

Des participants à un rassemblement canadien LGBT en 1985 (archives).

Photo : Radio-Canada / Archives

Aujourd'hui, ces gens veulent reprendre l'espace qui leur avait été interdit et par la même occasion, célébrer l'avancement de leur cause au fil des ans.

On est ici, on ne s'en va pas nulle part, on n'est pas dangereux. On veut juste manger des hot-dogs, conclut-elle.

Avec les renseignements de Jean-Philippe Hughes

Nouveau-Brunswick

Communauté LGBTQ+