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Les anti-G7 accueillis par du gaz lacrymogène et des canons à eau

Les manifestants anti-G7 affrontent la police, alors que les dirigeants du monde entier se réunissent pour le Sommet du G7 dans la station balnéaire voisine de Biarritz

Photo : Getty Images / Gari Garaialde

Radio-Canada

Qui dit Sommet, dit contre-Sommet. Alors que des manifestations se sont déroulées dans les environs de Biarritz où les dirigeants du G7 sont réunis pour trois jours, les forces de l'ordre ont fait usage samedi soir de gaz lacrymogène et de canons à eau pour disperser les opposants.

« Tout le monde déteste la police », « anti, anti, anticapitalistes », ont notamment scandé samedi les manifestants, dont certains ont jeté des pierres en direction des policiers. Les autorités ont alors fait usage de canons à eau et de tirs de grenades lacrymogènes pour repousser les manifestants. Un hélicoptère a également été déployé.

En fin de soirée, la préfecture de Bayonne a fait état de 68 interpellations lors des manifestations de la journée, qui ont conduit à l'arrestation de 38 personnes. Aucun blessé n'est à déplorer à Bayonne, où aucun commerce n'a été dégradé, a-t-elle aussi précisé.

Au total, plus de 13 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans la région de Biarritz pour tenter de prévenir tout débordement.

Plus de 80 organisations et associations étaient venues dénoncer le comportement des sept grandes puissances qui « perpétuent un système au service des plus riches et des multinationales ».

D'autres manifestations

En matinée, une manifestation au port d’Hendaye, à 30 km au sud de Biarritz, a rassemblé près de 15 000 personnes selon les organisateurs, contre 9000 selon la préfecture des Pyrénées atlantiques.

Les cortèges, où se sont mêlés anticapitalistes, écologistes, altermondialistes, sympathisants basques et quelques dizaines de « gilets jaunes », ont convergé après un parcours de quatre kilomètres à la frontière entre la France et l'Espagne, plus précisément au pont Saint-Jacques.

Ces militants anti-G7 regroupent deux plateformes : G7 Ez (Non au G7, en langue basque), que l'on retrouve des deux côtés de la frontière, et Alternatives G7, qui réunit des organisations d'envergure nationale et internationale.

C'est important de montrer que la population se mobilise et qu'elle n'est pas d'accord avec le monde qu'on nous propose.

Elise Dilet, manifestante et membre de l'association altermondialiste basque Bizi

Les opposants au Sommet ont tenu à souligner la dichotomie entre les discours et les décisions prises par les dirigeants, en dénonçant la responsabilité des pays membres du G7 dans l’accroissement des inégalités.

On veut dénoncer les politiques qui sont mises en place par les sept chefs d'État qui ont l'indécence de porter comme thème principal la lutte contre les inégalités, alors qu'ils en sont les premiers responsables. Nous voulons montrer qu'il existe deux mondes qui s'opposent, avait expliqué Sébastien Bailleul, porte-parole d'Alternatives G7, en entrevue sur RDI.

Selon lui, certaines organisations qui manifestent ont tout de même un pied dans le Sommet officiel, afin de maintenir les échanges avec les gouvernements présents, et un autre dans le contre-Sommet, car conscientes que les alternatives émaneront des citoyens.

Tout au long du Sommet, les manifestants entendent mener des opérations de « désobéissance civile », comme l'occupation de places publiques autour de Biarritz, ville transformée en camp retranché avec une mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre, selon les autorités.

Vendredi soir, de premiers heurts avaient également opposé forces de l'ordre et manifestants conduisant à 17 interpellations.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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