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Un juge rejette les poursuites contre des médecins accusés d'avoir ignoré le souhait d'un homme de rester en vie

Un médecin touchant le bras d'un patient sur un lit d'hôpital, en signe de réconfort.

La fille du patient de l'Hôpital Sunnybrook reproche aux deux médecins de ne pas être intervenus lorsqu'il a succombé à un arrêt cardiaque.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Un juge ontarien a rejeté une action en justice contre deux médecins de Toronto accusés d'avoir imposé une ordonnance de non-réanimation à un homme âgé sans avoir consulté le patient ni son décisionnaire remplaçant.

Dans la décision rendue cette semaine, le juge Peter Cavanagh de la Cour supérieure de justice de l'Ontario a conclu que les médecins avaient respecté leur devoir de vigilance et respecté toutes les politiques pertinentes.

Joy Wawrzyniak avait intenté une poursuite de 2,2 millions de dollars contre les médecins Donald Livingston et Martin Chapman, les accusant de négligence ou de faute professionnelle dans la mort de son père, âgé de 88 ans, en septembre 2008.

La fille du patient de l'Hôpital Sunnybrook reproche aux deux médecins de ne pas être intervenus lorsqu'il a succombé à un arrêt cardiaque.

Douglas DeGuerre, un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, était hospitalisé à la suite de plusieurs maladies au moment de son décès. Joy Wawrzyniak affirme que son père avait exprimé à plusieurs reprises le souhait de poursuivre ses traitements et qu'il voulait rester en vie.

La poursuite alléguait que les médecins avaient changé le statut du patient d'un code complet — qui signifie faire tous les efforts raisonnables pour maintenir le patient en vie — à un ordre de ne pas réanimer, sans en aviser M. DeGuerre ou consulter Joy Wawrzyniak, qui était chargée de prendre les décisions à la place de son père.

La Cour supérieure de l'Ontario à Toronto

La Cour supérieure de l'Ontario à Toronto

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Ses avocats ont fait valoir que les médecins avaient joué à Dieu, mais les médecins ont déclaré qu'ils avaient changé le statut de DeGuerre après avoir examiné son état de santé et estimé qu'il avait peu de chances de survie. Les médecins maintiennent qu'ils n'auraient fait que prolonger les souffrances du patient s’ils étaient intervenus.

Les médecins ont également indiqué qu'ils avaient laissé un message vocal à Mme Wawrzyniak, mais qu'ils n'avaient pas pu la contacter avant la mort de Douglas DeGuerre.

Le juge Cavanagh a déclaré que les médecins avaient pris une décision appropriée concernant la santé de M. DeGuerre et qu'ils avaient pris suffisamment de mesures pour communiquer leurs actions à sa fille.

La décision de la cour révèle que les deux parties étaient largement d'accord sur les antécédents médicaux de M. DeGuerre au cours des mois précédant son décès, notant que l'homme souffrait de diabète, d'insuffisance rénale et de gangrène, entre autres maladies.

Les deux parties ont également convenu que Douglas DeGuerre avait à un moment donné signé un document indiquant qu'il ne souhaitait pas être réanimé en cas de décès imminent. Cependant, la déclaration de Joy Wawrzyniak affirme que son père avait changé d'avis au cours des mois suivants et qu'iil lui aurait déclaré à plusieurs reprises son désir de bénéficier du statut de code complet.

Les avocats représentant les médecins disent qu'ils sont reconnaissants de la décision du juge, tandis que l'avocat de Joy Wawrzyniak, Marshall Swadron, a déclaré qu’il était en train d’examiner la décision.

Toronto

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