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  • Envoyé spécial
  • Trudeau veut jouer le rassembleur au Sommet du G7

    Justin Trudeau marche sur un tapis rouge à sa descente de l'avion.

    Le premier ministre Justin Trudeau est arrivé vendredi soir à Biarritz, en France, où se déroule le Sommet du G7 organisé par le président Emmanuel Macron.

    Photo : Radio-Canada / Louis Blouin

    Louis Blouin

    Le premier ministre canadien va rencontrer en tête-à-tête les leaders les plus imprévisibles du G7 à Biarritz, dont Donald Trump et Boris Johnson. Si les rencontres visent d’abord des intérêts économiques, Justin Trudeau tentera de concilier les positions des uns et des autres dans un sommet qui pourrait se révéler tendu.

    Samedi, Justin Trudeau fera connaissance en privé avec le nouveau premier ministre britannique Boris Johnson. Le Brexit, source de divisions entre le Royaume-Uni et ses alliés européens, sera au cœur des discussions.

    M. Johnson fera sans doute de belles façons à son homologue canadien lors de leur première rencontre, lui qui cherche à dresser des filets de sécurité commerciaux en cas de sortie sans accord de son pays de l’Union européenne.

    L’échéancier du 31 octobre approche à grands pas, et Boris Johnson aimerait que les modalités de l’accord de libre-échange Canada-Europe continuent de s’appliquer entre les deux pays dans la transition.

    Un nouveau traité commercial serait éventuellement négocié. Le gouvernement canadien semble favorable à ce scénario, considérant que le Royaume-Uni « est l’un de nos principaux partenaires commerciaux », comme l'affirmait une source gouvernementale à bord de l’avion du premier ministre en route vers la France.

    Reste que le Brexit crée un clivage entre les deux hommes. Même s’il respecte la décision des Britanniques, le Canada s’est officiellement prononcé en faveur d’une « Europe unie » et défend l’ordre multilatéral.

    Finie la brouille avec Trump?

    Donald Trump et Justin Trudeau se serrent la main.

    Donald Trump et Justin Trudeau photographiés à l'issue de leur rencontre bilatérale lors du Sommet du G7 tenu à La Malbaie en 2018.

    Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

    Il y a un peu plus d’un an, Donald Trump faisait dérailler le Sommet du G7 organisé par Justin Trudeau à La Malbaie et le traitait de « malhonnête » et « faible », parce qu’il avait dénoncé les tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium.

    Depuis, un nouvel accord commercial (ACEUM) a été signé et les tarifs ont été levés. Leur relation semble remise sur les rails, comme en témoigne la récente visite de Justin Trudeau à Washington.

    Il y a moins « d’irritants », fait remarquer un responsable gouvernemental.

    Selon nos informations, les deux hommes discuteront du processus de ratification du nouvel ALENA et des écueils rencontrés au Congrès américain. Les représentants canadiens ont « bon espoir » que la ratification ira de l’avant cet automne aux États-Unis.

    Elle devrait suivre son cours en parallèle au Canada.

    Il est fort probable que Justin Trudeau soulève l’enjeu des deux Canadiens détenus en Chine dans la foulée de la crise diplomatique entre Ottawa et Pékin. Jeudi, la ministre canadienne des Affaires étrangères a reçu l’appui de son homologue américain à ce sujet.

    L’image d’un leader « engagé »

    De gauche à droite : le président du Conseil européen Donald Tusk, la première ministre britannique Theresa May, la chancelière allemande Angela Merkel, le président américain Donald Trump, le premier ministre canadien Justin Trudeau, le président français Emmanuel Macron, le premier ministre japonais Shinzo Abe, le premier ministre italien Giuseppe Conte et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker

    Les chefs d'État et de gouvernement des pays du G7 étaient réunis à La Malbaie, dans Charlevoix, pour le sommet organisé par Justin Trudeau en 2018.

    Photo : Getty Images / Leon Neal

    Ces rencontres avec deux leaders imprévisibles ne sont-elles pas politiquement risquées pour Justin Trudeau, à deux mois du scrutin fédéral?

    L’entourage du premier ministre fait le pari qu’il a plus à gagner à être « engagé » et « rassembleur ».

    C’est peut-être une manière de faire oublier un autre chapitre difficile depuis la semaine dernière, après le blâme du commissaire fédéral à l’éthique à l’endroit de Justin Trudeau dans l’affaire SNC-Lavalin.

    Le premier ministre a l’intention de mettre de l’avant les thèmes chers au Canada, comme l’égalité des sexes, les initiatives visant à aider les femmes et les filles dans le monde, et faire avancer la question environnementale, même si, sur ce dernier point, il a peu de chance de faire bouger Donald Trump.

    Le leader canadien tentera de donner un coup de main à son ami Emmanuel Macron, comme il l’a fait sur les médias sociaux sur la question du climat. Le président français s’était inquiété du réchauffement climatique et des feux de forêt en Amazonie, ce qui lui a valu une rebuffade de son homologue brésilien. Justin Trudeau est venu à sa rescousse.

    Le président français, qui veut se positionner comme le nouveau leader de l’Europe, a l’immense défi d’unir un G7 que tout semble diviser.

    Louis Blouin est correspondant parlementaire à Ottawa

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