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L'Union européenne veut cesser d'importer des fruits canadiens

Une caisse en bois remplies de canneberges fraîches bien rouges.

Les nouvelles règles de l'Union européenne ne s'appliquent pas aux fruits congelés et séchés.

Photo : iStock / skyNext

Radio-Canada

L'Union européenne (UE) arrêtera les importations de cerises et d'autres fruits frais canadiens à compter du 1er septembre, en appliquant les nouvelles exigences en matière d'importation d'organismes nuisibles, selon un document du gouvernement canadien envoyé jeudi à l'industrie.

Dans l’avis, qui a été vu par Reuters, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a indiqué que les restrictions s’appliquaient également aux familles de fruits, notamment les pommes, les poires et les bleuets.

Veuillez noter que l'ACIA collabore avec l'industrie pour proposer à l'UE des mesures d'atténuation du risque phytosanitaire pour ces produits, ce qui pourrait permettre aux exportations de reprendre, indique le communiqué.

Les nouvelles règles de l'Union européenne ne s'appliquent pas aux fruits congelés et séchés. Il ne devrait également y avoir aucun problème avec les conteneurs maritimes qui arrivent dans l'UE avec des documents d'exportation datés avant le 1er septembre, a indiqué l'agence.

Des producteurs inquiets

Des cerises, des baies de cassis, des gadelles et des groseilles à maquereau.

Vendredi, certains exportateurs de cerises et de canneberges n'étaient toujours pas au courant de l'avis de l'ACIA concernant l'interdiction d'exporter des fruits frais en Europe.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Bouchard

La décision de l’Union européenne de cesser d’importer des fruits frais canadiens à compter du 1er septembre inquiète les exportateurs de cerises et de canneberges du Canada qui déplorent le manque de communication de l’ACIA à leur égard.

S'agit-il simplement d'un avertissement que cela peut arriver ou est-il décidé que nous ne pourrons pas expédier de cerises vers l'Union européenne? se demande Glen Lucas, président de la BC Fruit Growers' Association à une semaine de l’entrée en vigueur possible de l’interdiction.

Jointe par téléphone, la copropriétaire de Canneberges Québec, Nancy Goudreau, affirme ne pas être au courant de la situation et ne pas avoir reçu d'avis de l'ACIA.

Le bureau de l'UE à Ottawa et la ministre canadienne de l'Agriculture, Marie-Claude Bibeau, n'ont pas répondu aux demandes de commentaires.

Dans un communiqué, l'ACIA confirme que des changements s'appliqueront et nécessiteront des modifications de la manière dont les exportations de fruits vers l'UE sont certifiées.

Elle ajoute toutefois que cette nouvelle exigence d'importation n'est pas inhabituelle et n'est pas liée à d'autres problèmes d'accès aux marchés.

Conséquences pour 2020

Beth Cavers, administratrice de programme du B.C. Cherry Association, a déclaré que l'interdiction imminente imposée par l'UE ne devrait pas influer sur la récolte de cerises de cette année, qui s'est achevée jeudi, car les fruits sont emballés et expédiés immédiatement.

Cela pourrait toutefois avoir de graves conséquences sur la récolte 2020 s'il n'était pas résolu, a-t-elle ajouté.

Il y avait certaines indications qu'ils examinaient cette question, mais nous ne savions pas qu'ils allaient fermer la frontière à des cerises comme celles-ci, a déclaré Beth Cavers par téléphone à la question de savoir si l'industrie avait reçu une notification préalable.

En 2018, le Canada a expédié environ 3,1 millions de dollars canadiens de cerises vers l'UE.

Avec les informations de l'agence Reuters

Colombie-Britannique et Yukon

Agriculture