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Compostage à Rouyn-Noranda : une seule collecte des déchets par mois

Un bac brun sur le bord d'une rue dans un quartier résidentiel.

Les citoyens du quartier Lac-Dufault ont été les premiers à tester la collecte des matières organiques.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Piel Côté

Rouyn-Noranda s'apprête à instaurer la collecte des matières compostables en janvier 2020. Près de 60 % des citoyens seront couverts par cette nouvelle collecte.

Pour l'instant, les citoyens du quartier Lac-Dufault font partie d'un groupe-témoin et ont leur bac brun depuis près de quatre mois. Bien que tout ne soit pas parfait, la majorité des gens rencontrés estiment que la nouvelle collecte se passe bien.

Plusieurs citoyens ont fait part de leurs craintes avant le début du projet de collecte de matières organiques. Certains d'entre eux, qui font partie du groupe-témoin, ont toutefois été rassurés après avoir composté au cours des derniers mois.

Je n'ai aucune odeur, dès que c'est passé, on le nettoie, on met un sac brun et on recommence. Je n'ai pas de problème avec les odeurs parce que ça ne reste pas assez longtemps, affirme Murielle Avoine, une citoyenne du quartier.

Une femme sourit à la caméra au bord d'une rue résidentielle.

Georgette Cyrenne a rapidement pris l'habitude de composter.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Ça me faisait peur un peu, avoue de son côté Georgette Cyrenne, mais depuis que j'utilise le petit bac et le bac brun, je trouve ça formidable. C'est facile et on ne met presque plus rien dans la poubelle verte.

Attirant pour la faune

Regarde les mouches, les vois-tu? C'est ainsi que Raymond Bellerose, un autre citoyen du secteur, nous présente son bac brun. Il admet que l'expérience a été plus difficile en raison de la saison chaude.

L'inconvénient c'est l'été. On va le faire cet hiver, mais l'été on n'ose pas trop composter parce que c'est plein de mouches, dit-il.

Il estime qu'il aura besoin, comme bien d'autres, d'un temps d'adaptation. M. Bellerose craint aussi que les ratons laveurs et possiblement des ours s'intéressent de trop près à ce qu'il met dans son bac brun.

Il affirme ne pas pas être réfractaire à l'ajout du bac brun, qui viendra soulager le lieu d'enfouissement technique de plusieurs tonnes de matières résiduelles, mais soutient avoir besoin de temps pour s'ajuster, afin de contrer les inconvénients.

D'autres citoyens critiquent aussi que la collecte du bac vert se fasse désormais une seule fois par mois. Cela peut être davantage incommodant pour les parents ayant de jeunes enfants ou les propriétaires d'animaux de compagnie, qui doivent changer des litières fréquemment, par exemple.

C'est le premier incitatif pour que les gens utilisent le bac brun. Si on ne change pas la fréquence des déchets, on risque d'avoir une moins bonne participation, répond cependant la conseillère au plan de gestion des matières résiduelles, Andrée-Anne Dupuis.

On devait réduire la fréquence de la collecte, question de coût, mais aussi pour être conséquent avec nos actions. On voulait réduire le nombre de camions sur la route le plus possible, résume-t-elle.

Une bonne participation

Jusqu'ici, 77 % des citoyens du groupe-témoin déposent leur bac brun sur le bord de la rue. Cela surpasse les attentes de la Ville.

Une jeune femme sourit à la caméra, appuyée sur un bac brun.

Andrée-Anne Dupuis, conseillère au plan de gestion des matières résiduelles à la Ville de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Andrée-Anne Dupuis spécifie aussi que seulement 3 % des matières organiques étaient non conformes. On s'attendait à plus, avoue-t-elle.

La taxe sur les matières résiduelles sera également augmentée au prochain budget annuel, qui sera présenté à la fin de l'automne.

Lorsque le projet sera implanté dans toute la communauté urbaine de Rouyn-Noranda, les Rouynorandiens devraient composter entre 2000 et 2300 tonnes de matières organiques, alors qu'en ce moment, les citoyens envoient 11 000 tonnes de matières résiduelles au lieu d'enfouissement technique.

Abitibi–Témiscamingue

Matières résiduelles