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La SOPFEU démystifie le métier de pompier forestier

Un avion CI-215 de la SOPFEU

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Thomas Deshaies

Dans le cadre de son 25e anniversaire, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) tient des portes ouvertes samedi à sa base de Val-d'Or. L'objectif est de démystifier les divers corps de métier de l'organisation.

Le métier de pompier forestier, comparativement à un métier de pompier de ville, c'est un métier qui est peut-être plus dans l'ombre, croit l'agent de protection de la SOPFEU, Jean-Rémi Gauthier.

Le rôle de M. Gauthier est notamment de veiller à ce qu'il y ait suffisamment de ressources lors d'une intervention en forêt. Quand ce sont des feux de faible superficie, on n'en entend pas parler dans les médias, mais je pense que la plupart l'apprécient, lance-t-il, tout en précisant qu'il se réjouit d'autant plus de pouvoir parler de son métier.

Jérémy Charbonneau est pompier forestier à la gestion des équipements. Il raconte avoir choisi ce métier puisqu'il est tout sauf routinier. On peut aller n'importe où, n'importe quand, on ne sait pas quand on va partir sur un feu, où on va se rendre demain ou même aujourd'hui, s'exclame-t-il.

Un employé de la SOPFEU montre les équipements d'un camion à la caméra.

Jérémy Charbonneau Perreau nous présente l'ensemble des équipements nécessaires à une intervention par voie terrestre.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Un travail d'équipe

Le métier de pompier forestier est probablement le plus connu du grand public, mais de nombreux travailleurs d'autres corps de métier sont mis à contribution pour assurer le succès des missions.

Raphaël Centeno-Jean est préposé aux communications à la base de Val-d'Or. Son rôle est d'assister l'agent de protection et de consigner l'ensemble des informations sur les incendies et opérations en cours. On fait notamment le suivi de l'heure de départ des équipes qui vont partir en camion et l'heure de retour, c'est très important s'il arrive quoi que ce soit, explique-t-il.

Un jeune homme portant un polo de la SOPFEU accorde une entrevue à la caméra devant une carte.

Raphaël Centeno-Jean, préposé aux communications à la base de Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Autre métier moins connu du public : celui d'aéropointeur. Ils sont un peu plus d'une dizaine au Québec. Michel Vallée est l'un d'entre eux. Son rôle est notamment d'assister les avions-citernes et d'évaluer la progression des incendies. On est des hybrides, on va gérer le trafic aérien et la stratégie de combat avec les avions-citernes, donc quelle partie du feu on va travailler en premier, explique-t-il.

Il s'agit d'une responsabilité importante qui permet d'assurer la sécurité des équipes en vol. On prend beaucoup de notes parce que ça arrive qu'on va aller jusqu'à 10-12 hélicoptères sur un feu, s'exclame-t-il. Pour les gens qui aiment l'adrénaline, c'est vraiment un métier qui va mettre à défi la gestion du stress.

Visite d'un avion-citerne

Il y a 14 avions-citernes en opération au Québec, dont trois à Val-d'Or, indique M. Vallée. Certains appareils ont été construits il y a plus de 40 ans, mais leur entretien est exemplaire, selon lui.

Ils [pilotes] sont bons pour quatre heures d'autonomie [de vol] et on est capable d'avoir de l'eau aux quatre ou cinq minutes avec deux avions, nous explique-t-il à l'intérieur de l'avion. Ils peuvent contenir jusqu'à près de 5000 litres d'eau qu'ils déchargeront au moment voulu sur les foyers d'incendie.

Un homme montre l'entrée d'eau sur un avion de la SOPFEU.

L'entrée d'eau est à peine plus grosse que la superficie d'un livre de poche.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Moi mon rôle, c'est de leur suggérer un lac d'écopage [pour récolter l'eau d'un lac], explique M. Vallée. L'eau entre très rapidement dans le réservoir, on parle de 10 secondes.

Les portes ouvertes de la SOPFEU à Val-d'Or ont lieu de 10 h à 15 h, près de l'aéroport.

Abitibi–Témiscamingue

Feux de forêt