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Des arrestations et des heurts à la veille du Sommet du G7 en France

Des anti-G7 marchent  près de leur camp à Hendaye non loin de Biarritz.

Des anti-G7 marchent près de leur camp à Hendaye, non loin de Biarritz.

Photo : The Associated Press / Emilio Morenatti

Radio-Canada

Les discussions du G7 n'ont pas encore commencé que des affrontements ont éclaté entre forces de l'ordre et militants opposés à la tenue du sommet. La police rapporte 17 arrestations et 4 policiers blessés.

Les heurts ont eu lieu vendredi soir à Urrugne près du camp où résident une partie des opposants au G7, dans le secteur de Hendaye et Irun, au sud de Biarritz, où s'ouvre officiellement le sommet samedi soir.

Des policiers ont été légèrement blessés par un tir de mortier d'artifice, selon la préfecture.

Les personnes interpellées l'ont été pour « dissimulation de visage » et « attroupement après sommations ».

Un policier conduit un manifestant anti-G7 interpellé et menotté pendant une marche, vendredi soir, sur la route non loin de Hendaye.

Un policier conduit un manifestant anti-G7 interpellé et menotté pendant une marche, vendredi soir, sur la route non loin de Hendaye.

Photo : The Associated Press / Emilio Morenatti

Une ville assiégée

Un dispositif de sécurité impressionnant a été mis en place pour encadrer le sommet. Les leaders seront confinés dans le célèbre hôtel du Palais, au bord de l'Atlantique.

La station balnéaire est transformée en camp retranché où sont mobilisés plus de 13 000 policiers et gendarmes appuyés par l'armée. La gare ferroviaire est fermée. L’aéroport est interdit aux lignes commerciales.

Quelque 400 pompiers et 13 équipes mobiles d'urgence et de réanimation sont également déployés.

La police française a bloqué une rue autour du périmètre de sécurité du G7.

La police française a bloqué une rue autour du périmètre de sécurité du G7.

Photo : Reuters / Regis Duvignau

La grande plage de Biarritz est inaccessible, étant proche de l’hôtel du Palais où séjournent les chefs d'État et des installations du G7.

La France coopère aussi avec l'Espagne pour mobiliser des forces de l'ordre dans la région.

La gendarmerie maritime patrouille la côte de Biarritz.

La gendarmerie maritime patrouille la côte de Biarritz.

Photo : Reuters / Regis Duvignau

Manifestations à venir

Les heurts survenus à Urrugne vendredi soir ne sont sans doute que le début des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.

Les participants au contre-sommet à Hendaye et Irun ont prévu de manifester samedi et dimanche.

Des protestataires ont aussi multiplié les actions symboliques vendredi.

Les activistes de l'ATTAC manifestent devant une usine de Monsanto non loin de Biarritz où a lieu le G7.

Les activistes de l'ATTAC manifestent devant une usine de Monsanto non loin de Biarritz où a lieu le G7.

Photo : Reuters / Stephane Mahe

Dans le département voisin des Landes, à Peyrehorade, des dizaines de militants ont bloqué une usine Monsanto, à l'initiative de l'organisation altermondialiste ATTAC, des Amis de la Terre et autres associations de la région.

Ils ont déployé des banderoles « vos profits = nos cancers », et un camion a déversé de la terre devant l'entrée de l'usine pour « dénoncer l'impunité dont jouissent les multinationales et exiger un plan de sortie des pesticides ».

Comme d'autres ONG, Oxfam a boycotté vendredi un rendez-vous au palais de l'Élysée, à Paris, entre des représentants de la société civile et le président Emmanuel Macron.

Depuis des mois, la discussion avec la présidence française a été difficile. [Emmanuel Macron] a annulé trois rendez-vous, dont le dernier à la dernière minute. Alors, l'idée de couronner cette discussion très difficile par une mise en scène "façon potiche" des ONG à l'Élysée, c'était quand même un peu soit maladroit, soit méprisant.

Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France
Les visages des leaders du G7 reproduits sur le sable par l'artiste Sam Dougados pour envoyer un message sur l'équité entre les sexes.

Les visages des leaders du G7 reproduits sur le sable par l'artiste Sam Dougados pour envoyer un message sur l'équité entre les sexes.

Photo : Reuters / Regis Duvignau

L'ONG ONE a voulu attirer l'attention sur la lutte contre la première des inégalités, celle entre femmes et hommes, en reproduisant sur le sable d'une plage de Biarritz les visages de Donald Trump, Angela Merkel, Emmanuel Macron et autres dirigeants.

Avec les informations de Agence France-Presse, et franceinfo.fr

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