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Facebook était au courant des pratiques de Cambridge Analytica plus tôt qu’annoncé

Mark Zuckerberg boit de l'eau en témoignant devant le Congrès américain.

Mark Zuckerberg avait affirmé lors de son témoignage devant le Congrès américain qu'il avait été mis au courant des actions de Cambridge Analytica en décembre 2015.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Radio-Canada

Des documents soumis au procureur général des États-Unis démontrent que des membres du personnel de Facebook savaient que Cambridge Analytica avait obtenu sans autorisation des données d’utilisateurs et d’utilisatrices du réseau social dès septembre 2015, soit trois mois plus tôt que ce que Mark Zuckerberg avait affirmé lors de son témoignage devant le Congrès américain.

Les documents en question contiennent des échanges de courriels datant de septembre 2015 dans lesquels certains membres du personnel demandaient d’ouvrir une enquête sur les pratiques de Cambridge Analytica et d’autres tiers qui se seraient servis de données d’une manière qui violait potentiellement la politique de confidentialité du site.

C’est une personne non employée par Facebook, et dont le nom est censuré dans le document en question, qui a prévenu l'entreprise de l'utilisation de ces données par Cambridge Analytica à des fins politiques.

Ces informations ont d’abord été rapportées par le réseau américain NBC, mais Facebook les a ensuite publiées de son propre chef une heure plus tard dans un billet de blogue signé par Paul Grewal, le vice-président du réseau social.

Pour Facebook, les informations obtenues en septembre 2015 constituaient des rumeurs infondées provenant d’un compétiteur de Cambridge Analytica, selon Paul Grewal.

Il maintient que le réseau social a seulement appris, en décembre 2015, par l’intermédiaire d’un article du quotidien The Guardian, que les données d’internautes avaient été vendues à Cambridge Analytica par le concepteur du test de personnalité hébergé sur Facebook d’où elles ont été puisées.

M. Grewal précise que les documents rendus publics vendredi pourraient porter à confusion, car ils font référence à des données distinctes de celles se trouvant au cœur du scandale qui a éclaté en mars 2018.

Nous avons témoigné de ce fait sous serment et nous maintenons toujours cette affirmation aujourd’hui, écrit-il dans le billet de blogue.

Avec les informations de NBC, et TechCrunch

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