•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mises à pied chez Arbec Port-Cartier : ArcelorMittal rejette toute responsabilité

La cour à bois d'Arbec

Des travaux dans la cour à bois d'Arbec, à Port-Cartier (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Djavan Habel-Thurton

Alors qu’elle est montrée du doigt par le maire de Port-Cartier et le syndicat des travailleurs d’Arbec, la minière ArcelorMittal nie catégoriquement toute responsabilité en ce qui concerne les mises à pied temporaires à l'usine de sciage Arbec de Port-Cartier.

Je rejette en bloc toute forme de responsabilité quant aux difficultés que rencontre actuellement Arbec, dit Nicolas Dalmau, directeur général des relations publiques et affaires gouvernementales chez ArcelorMittal exploitation minière Canada.

Le bois qui sert de matière première à Arbec est acheminé jusqu’à Port-Cartier par les trains de la compagnie minière ArcelorMittal.

M. Dalmau avance une autre explication pour les difficultés d’Arbec.

La raison pour laquelle Arbec a des difficultés, c’est qu’il n’y a pas de demande pour son produit.

Nicolas Dalmau, directeur général des relations publiques et affaires gouvernementales, ArcelorMittal

Alors, même si on acheminait tout le bois du monde vers Port-Cartier, ils sont simplement dans l’impossibilité actuellement d’écouler leur production et de vendre leurs produits, avance le représentant d’ArcelorMittal.

Problème d’approvisionnement, selon le syndicat

Martin Dugas , le représentant du syndicat Unifor, qui représente les travailleurs de l'usine de sciage Arbec de Port-Cartier, confirme la mise à pied temporaire d'une cinquantaine de travailleurs qui sera en vigueur dès lundi. La mise à pied serait due, selon lui, à problème d'approvisionnement.

Comme le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, il montre du doigt le transporteur du bois, ArcelorMittal.

L’usine de Port-Cartier est alimentée par train. La cour étant en forêt, le bois descend à partir des trains d’ArcelorMittal. Ce qu’on entend présentement c’est peut-être une problématique de disponibilité de main-d’œuvre du côté d’ArcelorMittal. Ce qui fait en sorte que la matière première ne peut pas descendre pour l’instant, explique Martin Dugas.

Jeudi, le maire de Port-Cartier indiquait que le directeur de l'usine lui avait dit qu’il n’y avait pas de bois dans la cour et que la scierie était dans l’obligation d’arrêter ses opérations.

Des problèmes semblables d’approvisionnement du bois par train ont aussi touché la scierie par le passé

ArcelorMittal garantit respecter son contrat

La voie ferrée d’ArcelorMittal sert principalement à acheminer le minerai de fer entre les sites miniers de Fermont et les installations de la compagnie à Port-Cartier.

Un contrat lie ArcelorMittal à Arbec selon lequel ArcelorMittal transporte leur matière première, du bois, de la région de Fermont vers Port-Cartier, explique M. Dalmau.

Cette entente-la est absolument respectée, nous transportons les quantités qui sont prévues au contrat.

Nicolas Dalmau, directeur général des relations publiques et affaires gouvernementales, ArcelorMittal

Nous respectons le contrat au niveau des quantités qui doivent être transportées, mais vous comprendrez que notre chemin a une capacité limitée de transit et bien entendu nous donnons priorité à notre minerai de fer, explique le directeur général des relations publiques de la minière.

Tout en affirmant que la demande n’est pas suffisante pour les produits d’Arbec, M. Dalmau dit avoir l’impression qu’Arbec souhaite recevoir plus de bois que ne le stipule le contrat.

Nous transportons les quantités qui sont prévues, mais ne pouvons aller au-delà, sinon c’est du concentré de fer qui ne pourrait pas être acheminé vers Port-Cartier, indique-t-il.

Pas de commentaires chez Arbec

Éric Bouchard, vice-président exécutif chez Rémabec, dont Arbec est une filiale, ne souhaite pas commenter les propos de Nicolas Dalmau puisque, dit-il, les deux entreprises négocient actuellement le renouvellement du contrat d’acheminement du bois.

Côte-Nord

Emploi