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Pénurie de personnel enseignant dans l’Est-du-Québec

une classe vide vue depuis le bureau de l'enseignante

Une classe en attente des enfants

Photo : Jean-Pierre Perouma

Miriane Demers-Lemay

À quelques jours de la rentrée, plusieurs commissions scolaires de l’Est-du-Québec n’ont pas encore recruté tout le personnel pour combler les besoins dans les écoles.

C’est la première année que j’ai autant de difficultés pour les enseignants, révèle Marc-André Masse, directeur des ressources humaines de la Commission scolaire du Littoral, qui dessert les communautés de la Basse-Côte-Nord et de l’île d’Anticosti.

Dans cette région, quatre postes d’enseignants sont toujours à combler, dont un considéré comme urgent pour une classe primaire. Deux de ces postes, en adaptation scolaire, sont toujours vacants, faute de candidats.

À Sept-Îles, un manque de psychologues et d’orthophonistes est également observé à la Commission scolaire du Fer, qui n’a reçu aucune candidature pour ces postes.

Un peu partout dans l’Est-du-Québec, des commissions scolaires se disent surtout inquiètes des minces listes de remplaçants en cas de congés de maladie ou de maternité de leurs employés.

Des remplacements difficilement comblés

Nos listes de suppléance sont très très minces, observe Catherine Boulay, responsable des communications de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, qui couvre notamment le territoire des MRC des Basques et de Témiscouata, dans le Bas-Saint-Laurent. Il y avait une tendance vers ça. Cette année, ça va être encore plus difficile à ce niveau.

En Basse-Côte-Nord, le manque de suppléants s’ajoute au manque de personnel. Je crains beaucoup pour notre année scolaire, notre banque [de suppléants] est vide, dit Marc-André Masse, qui attribue une partie du problème à la situation éloignée de la région. Il s’attend à ce que les remplacements, souvent comblés par des enseignants provenant de l’extérieur, soient particulièrement difficiles à réaliser cette année en raison de la pénurie ailleurs dans la province.

Même son de cloche du côté des Îles-de-la-Madeleine, où certains effectifs en congé de maladie ne seront pas remplacés complètement à la Comission scolaire des Îles.

Un nombre variable d’élèves

La banque de remplaçants pourrait être encore plus fragilisée avec l’arrivée des enfants de maternelle 4 ans, s’inquiète-t-on à la Commission des Phares, qui couvre les territoires de Rimouski-Neigette et de La Mitis et qui est toujours en recrutement de personnel.

Dans d’autres commissions scolaires, le manque à gagner se fait peu sentir cette année en raison de la réduction du nombre d’élèves. La Commission scolaire de la Moyenne-Côte-Nord compte deux groupes de moins pour les enfants de maternelle cette année.

Avec la collaboration de Marie-Christine Rioux

Bas-Saint-Laurent

Enseignement primaire