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Ces pilotes aguerris qui dirigent les bateaux dans le chenal étroit donnant accès à Saint-Jean

Le pilote de l'Administration de pilotage de l'Atlantique, Paul Kean

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Patrick Butler

Quand les gros bateaux de croisière doivent naviguer dans le chenal étroit qui donne accès au port de Saint-Jean, à Terre-Neuve, c’est l’équipe du capitaine Paul Kean qui répond à l’appel.

La mission des pilotes de l’Administration de pilotage de l’Atlantique (APA) est simple : diriger les navires étrangers et les grands bateaux ravitailleurs qui doivent traverser le goulet, une voie navigable large de seulement 180 mètres.

Mais les conditions ne sont souvent pas idéales.

Il peut arriver plusieurs gros défis. Il peut faire noir, il peut y avoir de hautes mers, et la visibilité peut être mauvaise.

Paul Kean, pilote, Administration de pilotage de l'Atlantique

Vendredi marque le début de la haute saison des bateaux de croisière à Saint-Jean. D'ici le mois d'octobre, 25 gros navires visiteront le port.

La journée des pilotes commence tôt. Vers 5 h, l’équipe se prépare déjà à prendre le large.

Trois hommes embarquent sur un bateau qui accoste au quai.

L'équipe de l'Administration de pilotage de l'Atlantique embarque sur le bateau-pilote à Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Au menu le matin : des rendez-vous avec deux bateaux ravitailleurs et le bateau de croisière AIDAvita.

Au moins neuf autres navires traverseront le goulet plus tard dans la journée.

Un bateau de croisière.

Le bateau de croisière AIDAvita entre dans le port de Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Vers 5 h 30, quand le bateau-pilote arrive à son premier point de rencontre, à 3 km au large de Saint-Jean, un brouillard épais recouvre les eaux agitées.

À 6 h, les phares du bateau de croisière AIDAvita apparaissent.

Deux phares dans le brouillard.

Les phares du bateau de croisière AIDAvita percent le brouillard, au large de Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Un travail de haute voltige

Le pilote Ramsey White se prépare à monter sur le pont du AIDAvita, mais une forte houle rend la tâche plus difficile. La première tentative est ratée et le bateau doit s’éloigner pour s’approcher de nouveau.

Cette fois, il réussit à embarquer.

Ramsey White se jete sur le bateau AIDAvita.

Le pilote Ramsey White réussit à embarquer sur le bateau de croisière.

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Choisir le bon moment pour embarquer peut être un défi. C'est une compétence que l'on développe, indique Paul Kean, pilote aguerri qui travaille pour l’APA depuis 20 ans.

Kean explique que les pilotes assurent la sécurité des bateaux qu'ils dirigent parce qu’ils connaissent bien les eaux à l'approche de Saint-Jean et savent comment manoeuvrer lorsqu’il y a des vents forts et des remous.

On ne se plaint jamais des conditions, parce que si elles étaient toujours favorables, tout le monde voudrait faire ce qu'on fait, affirme-t-il en souriant.

Un travail parfois délicat, mais toujours gratifiant.

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