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La Cour suprême du Nebraska confirme l'approbation du tracé de Keystone XL

Un gros tuyau traverse un terrain montagneux avec des arbres.

Le pipeline Keystone XL de TC Energy.

Photo : Associated Press

Fuat Seker

TC Energy Corporation a annoncé, vendredi, que la Cour suprême du Nebraska confirme la décision de la commission des services publics du Nebraska. L'entreprise n'aura donc pas à présenter une nouvelle demande auprès de l'État.

La commission des services publics du Nebraska avait approuvé le tracé du pipeline Keystone XL en novembre 2017. La confirmation de cette décision est un pas de plus vers la réalisation du projet de 8 milliards de dollars.

« La décision de la Cour suprême est une autre étape importante dans la construction de ce projet essentiel d’infrastructure énergétique », a déclaré le président et chef de la direction de TC Energy, Russ Girling.

Au mois de mai, les actionnaires ont autorisé le changement de nom de Trans Canada, la compagnie établie à Calgary. Trans Canada est donc officiellement devenue TC Energy.

D’autres obstacles devront cependant être franchis pour permettre au projet de se concrétiser. Une cour du Montana devra bientôt décider si le permis, qui donne au président américain, Donald Trump, l’autorité d’approuver le projet Keystone XL, est valide. 

Le permis en question en a remplacé un premier qui était visé par une injonction, invalidant celle-ci du même souffle.

Une carte du Canada et des États-Unis montrant là où passe le pipeline en ce moment, et où le nouveau projet passerait.

En vert, le tracé du nouveau pipeline Keystone XL proposé qui relierait l'Alberta au golfe du Mexique, et en gris, le tracé du pipeline existant.

Photo : Radio-Canada

« Cette victoire judiciaire est un autre pas en avant après de trop nombreuses années de retards et d'obstacles réglementaires », a déclaré le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, dans un communiqué.

Il dit être reconnaissant envers l’administration américaine, car ce pipeline « améliorera considérablement la capacité [du pétrole] de l’Alberta à accéder à la côte américaine du golfe du Mexique ».

Il ajoute qu’il faudra rester vigilant : « Les opposants au développement responsable de l'énergie poursuivront leurs efforts pour bloquer et entraver les progrès. »

Dans un tweet publié vendredi midi, son homologue de la Saskatchewan, Scott Moe, souligne que le Canada a besoin de simplifier sa procédure pour valider ou non la construction de pipelines.

Il en profite également pour dénoncer le chef du NPD fédéral, Jagmeet Singh, en rappelant que ce dernier est opposé à tout projet de pipelines et qu’il a d’ores et déjà annoncé que son parti soutiendra un gouvernement libéral minoritaire.

Le président de l'Association canadienne des producteurs pétroliers, Tim McMillan, s'est également félicité de cette avancée du projet d'un pipeline qui, selon lui, soulagera le réseau de pipelines qui tourne déjà au maximum de ses capacités

Il ajoute que la diversification des marchés est importante pour le Canada.

La demande mondiale en énergie augmente et le Canada pourrait aider à alimenter le monde pour les besoins en énergie de demain. Pour se faire, il est essentiel d'avoir des pipelines comme le Keystone XL pour amener la production sur le marché.

Le trajet de l’oléoduc Keystone XL, dont le coût est évalué à 8 milliards de dollars, devrait s’étendre sur environ 1900 kilomètres de Hardisty, situé près d'Edmonton, en Alberta, jusqu'à Steele City, au Nebraska.

Le pipeline, qui traverserait le Montana et le Dakota du Sud, pourrait, à terme, transporter jusqu'à 830 000 barils de pétrole brut par jour de l'Alberta jusqu'au Nebraska. De là, il serait raccordé à l’oléoduc original Keystone, qui descend jusqu'aux raffineries texanes de la côte du golfe du Mexique.

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